Ce chanteur est établi sur la côte Est des Etats-Unis, dans la région de New York. Il pratique le blues, le rock et la soul. Pour enregistrer cet opus, Jay a reçu le concours de son backing group ; en l’occurrence le bassiste Scott Spray, le drummer Tommy Nagy, le claviériste Matt Zeiner et le gratteur Andy Abel. Lors des sessions d’enregistrement, il a bénéficié de la participation de la Californienne Debbie Davies, une guitariste notoire…
Et elle tire immédiatement son épingle du jeu dès l’intro de "Ride till I'm satisfied", une compo de Walter Trout. Jay jouit d’une belle voix, dont le timbre soul colle parfaitement au répertoire. "I'm done" est imprimé sur un tempo guilleret. Préposé à la slide, Andy Abel, et l’autre gratteur, Jerry Goldsmith, y proposent quelques duels. Le rythme adopté sur "Tired of tryin'" est soutenu ; une composition signée par Johnny Winter. Kevin Totolan se consacre à l'harmonica et Debbie Davies aux cordes. Stollman est un disciple de l'albinos texan disparu ; il assure d’ailleurs le rôle de chanteur lors de la tournée du Johnny Winter Tribute Band. "Lonesome in my bedroom" est un titre signé Luther Guitar Jr Johnson (NDR : au cours des années 70, il a milité comme guitariste au sein du Muddy Waters Band). Un blues lent au cours duquel Matt Zeiner siège derrière les ivoires alors que Debbie démontre qu’elle a vraiment assimilé toutes les ficelles du style. Jay est au micro pour une excellente version d’"I'd rather drink muddy water", un classique écrit en 1936 par Eddie Miller. Soutenu par l'orgue Hammond et la guitare de Goldsmith, Stollman réalise sa meilleure performance sur la cover du célèbre "A change is gonna come" de Sam Cooke. Jay chante nerveusement le remuant "Pucker up Buttercup", un hit décroché autrefois par Jr Walker & The All Stars. Debbie y assure les chœurs. "Back to Memphis est un titre peu connu de Chuck Berry, un rock’n’roll au cours duquel Miss Davies respecte parfaitement l'esprit de ce style. Debbie et Andy Abel se partagent les cordes tout au long de l’exotique "Tumble". Une rumba ! L'album est intéressant de bout en bout. Du tracklisting, on épinglera encore le blues rocker "Can't slow down" et la cover du "Another night to cry" de Lonnie Johnson, au cours desquels Abel de montre très en verve sur sa slide. Les trois dernières plages sont des compositions personnelles. Tout d’abord le torride "Devil in disguise", enfiévré par l'harmonica de Tortolan. Puis le funky "Love me & leave me". Et enfin le morceau maître qui clôt le long playing. Une superbe ballade roots acoustique que dynamise Andy de son bottleneck…

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