« Drones » constitue le septième elpee de Muse, un disque qui a été coproduit par le trio et Robert John ‘Mutt’ Lange (NDR : c’est lui qui a mis en forme le dernier opus d’AC/DC). Une empreinte qu’on ressent très fort sur le franchement heavy « Reapers », une piste caractérisée par des accords de guitare bourrés de testostérone. Découpé en 12 pistes, l’LP recèle bien sûr le single « Dead Inside », paru en mars dernier. C’est le morceau qui ouvre l’opus.
La musique de Muse est taillée pour les stades et les grands festivals. Un concept qui agace ses principaux détracteurs. Le combo avait promis un retour aux sources. Un style plus métallique, nerveux, explosif même. Des lyrics sombres et engagés, également. Faut dire que Matthew est convaincu qu’il existe des conspirations, des sociétés secrètes et souscrit à la théorie du complot. Des thèmes qui l’inspirent pour écrire ses chansons.
Caractérisé par ses riffs de gratte sauvages et le vocal de Matt au bord du délire, « Psycho » écrase tout sur son passage. Une voix qui lorgne carrément vers Marilyn Manson sur « Dead Inside », un choix pas nécessairement judicieux et qui peut même s’avérer irritant en fin de parcours. Elle devient opératique sur « Defector » et s’identifie à Freddy Mercury sur « Revolt », se convertissant même au chant grégorien sur « Drones ».
Dominé par le piano, « Mercy » est un titre radiophonique au refrain entêtant. « [JFK] » reproduit un discours prononcé par feu John Kennedy traitant de l'esprit humain, la liberté et l’indépendance.
« Aftermath » oscille entre blues, prog et rock. Plus atmosphérique, « The Globalist » s’étale sur plus de 10 minutes et recèle de longues parties instrumentales, dont certaines nous entraînent au cœur d’un univers cinématographique, proche des westerns d’Ennio Morricone. Et lorsque les ivoires et les vocaux entrent dans la danse, ils sont en parfaite synergie.
Muse se produira au Palais 12 de Bruxelles les 12, 13, 15 et 16 mars 2014 ; mais les 4 concerts sont déjà sold out.

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