Bien que née en Louisiane et résidant aujourd’hui à Brooklyn, Julianna Brawick ne tient pas en place. Pour enregistrer le très réussi « Nepenthe », son opus précédent, elle s’était rendue en Islande, profitant ainsi des paysages faits de glace et de volcans, pour en imprégner l’atmosphère de sa musique.
« Will », son troisième elpee, a été écrit entre New York, Lisbonne et la Caroline du Nord, à une époque où elle multipliait les collaborations. En compagnie de Yoko Ono ou des Flaming Lips, par exemple. Pourtant, malgré le changement de climat, on ne peut pas dire que l’ambiance de cet LP soit particulièrement chaleureuse. A l’instar de son précédent essai, Julianna Barwick nous propose de longues plages sculptées dans un électro/folk saupoudré d’effets (NDR : des loops par exemple), des compositions sur lesquelles elle vient paisiblement poser sa voix. Une voix –parfois soutenue d’un backing vocal– noyée dans la reverb. Une expression sonore propice à la méditation ou à la contemplation. Un titre sort quand même du lot, l’excellent « Beached », au cours duquel les nappes de claviers se superposent sans jamais se froisser. Pourtant, l’artiste se sert également d’instruments organiques. Afin d’étoffer l’ensemble. Dont un piano ‘classique’ sur « Heading Home ». Inévitablement, à cet instant, on ne peut s’empêcher de penser à Olafur Arnalds.
Julianna Barwick se produira à Bruxelles dans le cadre des Nuits du Botanique le mardi 7 juin en compagnie de Julia Holter. Une soirée de saine décontraction, en perspective…

Nederlands
Français 
