The Imperial Crowns est une formation établie à Los Angeles. Eponyme, son premier elpee remonte à 2000. Le band embraie alors par "Hymn Book" en 2004, "Preachin’ the blues Live !" en 2005 et "Star of the West" en 2007. Puis, plus rien pendant 10 ans…
Le line up est aujourd’hui réduit à un trio. Il réunit le chanteur/harmoniciste Jimmie Wood, le guitariste J.J Holiday et le drummer Willy Sullivan. Les trois musicos signent toutes les compos et coproduisent le long playing.
Imprimé sur un tempo rigoureux, "I gotta right" ouvre la plaque. Jamie Wood est déjà aux commandes. Sa voix est agressive, rugueuse et franche. Il est également déjà bien affûté sur son harmo, alors que les interventions de JJ aux cordes sont particulièrement mordantes. Miss Rachel C. Wood accorde la réplique vocale et Benmont Tench (NDR : membre du backing group de Tom Petty, les Heartbreakers) siège derrière le piano. Le rythme est toujours aussi offensif sur "The calling". La voix allie désinvolture et sauvagerie. JJ double à la guitare et au cümbüs, une espèce de luth turc. "Grace under pressure" est plus paisible. Billy Sullivan cumule –sans doute grâce aux vertus du re-recording– la batterie, la basse et les claviers. La composition est assez complexe. Très travaillées, les cordes sont également déjantées ; communiquant une impression étrangement acide à l’ensemble. La slide de JJ crache des flammes face aux percus métronomiques de Billy, tout au long de "Wasn’t love at first sight", un blues funky, au cours duquel la voix se révèle assez autoritaire. Boogie blues spasmodique, "Love n’ the devil" est enrichi d’une section de cuivres. JJ déchire y déchire les sonorités de ses cordes en écrasant ses pédales. La voix de Jimmy devient étonnamment débonnaire sur la ballade "Something of value", alors que la slide progresse en douceur face à l’harmonica. Les claviers de Sullivan et le piano électrique de Benmont Tench produisent des effets spéciaux, pendant le R&B "The mark of Cain". Brûlot, "Mr Aphrodite" adopte à nouveau un tempo nerveux. Les Imperial Crowns se muent en big band, impliquant harmonica, guitare, piano, cuivres et chœur féminin. Toujours cuivré, "Liberate" est une piste indolente bien construite, au cours de laquelle Jimmie et JJ se partagent les guitares. Une plage dont l’originalité est entretenue par les cordes électrifiées. Qui se mêlent aux acoustiques, tout a long de "Papa Lawd", un blues/rock funkysant coloré par les interventions du djembé et de l’harmonica. Autre plage tumultueuse, "Question Mark" clôt cet LP. Un morceau au cours duquel l’harmo et la slide se réservent leurs dernières sorties…
La formation se produira ce 13 novembre 2016 à la Boîte à Musique de Wattrelos.

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