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Etabli à Chicago, Mississippi Heat concède des accents belges. Le groupe a été fondé par l’harmoniciste Pierre Lacoque, en 1991. Les origines familiales sont d’ailleurs à chercher du côté de Ransart. Dès le départ, son frère, Michel Lacoque, devient le manager de Mississipppi Heat. Le band grave ses quatre premiers elpees sur son propre label, Van der Linden. Puis trois, chez Crosscut ; et les cinq derniers sur Delmark. Aujourd’hui le line up implique, outre le leader, la chanteuse Inetta Visor (NDR : au poste depuis 2001), le guitariste Michel Dotson (NDR : depuis 2012), le bassiste Brian Quinn et le drummer Terrence Williams. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio Riverside de Chicago. Pour la circonstance, le quintet a reçu le concours de quelques invités.

Quel bonheur de retrouver Pierre Lacoque. Et surtout le son incomparable et inimitable de son harmonica. Car manifestement, il s’agit d’un des souffleurs les plus originaux dans l’univers du blues contemporain. Et c’est dans cet esprit, qu’il attaque "Cupid bound", une superbe plage imprimée sur un tempo enlevé. La voix d’Inetta est naturellement puissante. Chris Cameron est au piano, Sax Gordon, au saxophone, mais l’instrument roi, c’est l’harmonica ; et il s’envole dès la première occasion. Le talentueux Dotson prend déjà ses marques sur ses cordes. Le titre maître est également imprimé sur un tempo soutenu. Epaulé par les percussions de Ruben Alvarez, spécialiste du jazz latino, Terrence Williams se démène derrière ses fûts, alors que Chris tire son épingle du jeu aux ivoires. Michael Dotson se réserve le micro et participe aux parties de gratte, sur le shuffle "That late night stuff". La voix d’Inetta est chargée de passion tout au long de "Flowers on my tombstone", un superbe Chicago blues au cours duquel le Japonais Sumito Ariyo (NDR : il a élu depuis longtemps domicile au sein de la Windy City) nous régale au piano. Bien enlevée, "Icy blue", est une plage sculptée dans le funk. Giles Corey (NDR : ce jeune artiste blanc commence à faire son trou au cœur de la cité du blues ; faut dire qu’il a déjà bossé en compagnie de Billy Branch, Otis Rush et Buddy Guy) brille à la slide. Et Pierre en profite pour signer une nouvelle intervention empreinte de magie. L’éventail de styles du Mississippi Heat est particulièrement ample. Michael se réserve les vocaux pour "The last go round", un boogie au cours duquel les solistes (guitariste, harmoniciste et pianiste) se succèdent en affichant une certaine élégance et un brio certain. Ballade roots cool, "Life is too short" véhicule des accents swing et jazz. Inetta et Giles Corey chantent en duo le nerveux "Don’t mess up a good thing". La voix de ce dernier est franche et autoritaire. Il en profite pour dispenser une superbe intervention sur les cordes. Tout comme lors de l’exotique "Rosalie", une piste enrichie par les percus de Ruben et parcourue par la musique à bouche du leader. "Luck of the draw" s’ouvre en mode rock’n’roll avant de virer au tout bon Chicago Westside ; un compo caractérisée par les interventions créatives du gratteur –un autre invité– Dave Specter. Flemmard, "Mama Kaila" est un blues acoustique qui nous plonge dans une ambiance nightclubienne. Brian Quinn s’y illustre à la contrebasse. Et l’atmosphère est tout aussi sereine tout au long du Chicago Southside, "Music is my life". La voix d’Inetta est bouleversante. Et Michel nous réserve un de ses meilleurs exercices de style. Dotson se sert du botlleneck sur "Can't get me no traction", un blues qui met le cap sur le Mississippi. Percussions et saxophone entretiennent le climat exotique du r&b "Smooth operator". Et harmonica et piano, la finale "Hey Pipo", un instrumental entraînant. La classe!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Mississippi Heat
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Delmark / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-10-21
  • Rating: 5
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