Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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The Wolf Banes - De Casin...
Kreator - 25/03/2026

Ballad of the Broken Seas

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Avec sa blondeur si troublante, ses yeux ronds qui demandent l’aumône romantique, son sourire à tomber et ses formes accueillantes, Isobel Campbell incarnait l’élément séducteur de Belle & Sebastian. Partie du groupe en 2002, on attendait d’elle qu’elle nous surprenne, en solo (« Amorino », en 2003) ou pas. La voici de retour en compagnie de Mark Lanegan, le countryman à la gueule de truand, le rescapé post-grunge qui chasse les étoiles la nuit, tel un Robert Mitchum de l’americana. Ils se sont rencontrés à Glasgow, lors d’un concert des QOTSA. Et l’alchimie n’aura pas attendu que les bières s’éclusent pour pétiller dans leur regard fiévreux : après quelques œillades le couple s’enlace autour de ses cordes vocales, batifolant comme un couple à la Sinatra-Hazlewood. Elle chanterait les chœurs, lui le reste, de sa voix caverneuse. Ou vice-versa, et c’est ça qui est beau. On pourrait réduire cette collaboration aux duos carte postale admis par la critique (Nancy & Lee, Johnny & June, Nick & Kylie, mais aussi Bonnie & Clyde et la Belle et la Bête, etc.), mais ce serait oublier les chansons, et il n’y a que ça qui compte. Evidemment, c’est joli et parfois angoissant : on dirait la BO exemplaire d’un western crépusculaire. Au final on retiendra surtout quelques titres parfaits (« Black Mountain », « The False Husband ») pour convoler en justes noces, à Las Vegas ou dans la Death Valley. On ignore si à la fin il l’étrangle et la jette dans le canal, mais en tout cas ça donne la chair de poule. Savourez cet amour dangereux, car qui dit souf(f)re dit stupre, dans le meilleur des cas.

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