Nous vivons à une époque au cours de laquelle pas mal de groupes rentrent en studio et aseptisent leurs compositions pour en faciliter l’écoute. Poussés derrière, par des maisons de disques qui leur balancent des ‘Coco ce que tu fais c’est bon, mais faudra faire des compromis pour que ça se vende’, The Willowz n’en a rien à cirer des concessions. Les adoucisseurs sont uniquement réservés à la lessive. Il provoque donc son public à travers un rock/garage/post punk énergique et brut de décoffrage. Porté aux nues par la bande son de « Eternal Sunshine Of The Spotless Mind », le combo Californien ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. C’est en véritables pyromanes de la scène, qu’ils déversent des jerricans d’essence. Armés d’allumettes, c’est le sourire carnassier aux lèvres qu’ils nous observent paniquer, et poussent le son de leur ampli à fond. A la moindre étincelle tout pète ; et cette peur de l’embrasement ultime procure un frisson charnel, addictif dès la première dose. « Unveil », quatrième galette du groupe, ne faillit pas à la règle. Puissants et corrosifs, les 20 plages (très courtes comme à leur habitude) de cet elpee sont fixées à l’aide de vieux clous rouillés, intouchables sans vaccin en ordre du tétanos. Ces vieux clous ont certainement été arrachés aux perfectos purulents d’ancêtres punk, et retapés à grand coups de marteau sans aucun état d’âme. Toujours aussi ambitieux et productifs, The Willowz démontre une fois de plus qu’ils n’ont peur de rien, et que tout ne fait que commencer pour eux. Bang ! (Chrome Hoof, Melvins, Deerhunter,…) peut se frotter les mains, il y a de l’énergie à revendre derrière ces p’tits gars, et ne pas s’en rendre compte serait nier le bon sens.

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