« Impeach My Bush »… A lui seul le titre du troisième album de Peaches résume bien l’affaire : on parle ici de sexe, de pouvoir, de politique, mais sans tabous ni concessions. Au placard les bienséances, le temps est à la rébellion : face à l’ordre établi et aux culs-serrés qui nous dictent leurs règles et leurs doctrines, Peaches a trouvé la parade. C’est un mélange de rock lourd, de beats surpuissants et de doigts bien levés, pour dire « Fuck you », « Fuck me », du moment que ça gicle. C’est de l’électro-punk à la sauce queer, parce qu’il n’y a rien de pire que les normes, les genres et les frontières. Autrement dit c’est de la balle, que tu enfonces bien profond dans ta tête ou ton derrière, en attendant d’être soulagé du malaise dans lequel cette société te plonge. ‘I’d rather fuck who I want than kill who I am told to’ : tels sont les premiers mots de ce disque rageur, à la gouaille libidineuse, qui prêche le plaisir dans l’action. Enregistré à L.A. dans le studio de Jeff Pecaro (le batteur de… Toto), « Impeach My Bush » se veut donc à la fois une critique impudique de notre société et la dernière confirmation qu’il n’y a rien de tel dans la vie qu’une bonne partie de jambes en l’air. « Make love, not war », mais le sexe en plus, à deux, à trois, à plusieurs, et que ça rue dans les brancards jusqu’à l’orgasme salvateur. Pour vous y aider, Peaches a mis cette fois les bouchées doubles : les riffs de rock’n’roll sont énormes, la batterie également. Et on ne parle même pas des beats, d’une précision chirurgicale. Disque brut et brutal, sexuel et rebelle, « Impeach My Bush » sonne comme le meilleur de Peaches, puissance dix. Sans doute est-ce dû au fait que la brune s’est entourée d’un vrai groupe live. En l’occurrence Samantha Maloney (Hole, Motley Crüe, Eagles of Death Metal) à la batterie, Radio Sloan (Courtney Love band) à la guitare et JD Samson de Le Tigre aux synthés. Un groupe qui n’hésite pas à y aller franco question AC/DC et Kiss. En guest, on retrouve également Joan Jett, Josh Homme, Feist et Dave Catching, pour une orgie sonique qui vaut bien l’intégrale de Chuck Berry, de Kelis et de la chaudasse Katsumi. Entre « clit rock » (« You Love It », « Get It », « Giv ‘er ») et r’n’b minimaliste (« Tent In Your Pants », « Stick It To The Pimp »), « Impeach My Bush » laissera donc votre culotte toute mouillée. Mmmm, c’est bon.
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