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Miller Anderson est écossais. Mais ce chanteur/guitariste/compositeur s’est établi en Allemagne depuis un bon bout de temps. Son parcours musical est bien rempli. Ses débuts remontent à 1965, lorsqu’il militait au sein des Royal Crests. Mais c'est en 68 qu'il se fait connaître. Le batteur Keef Hartley vient alors d'être viré des Bluesbreakers de John Mayall. Il monte aussitôt son Keef Hartley Band et engage Anderson comme chanteur et guitariste. L'aventure durera jusqu'en 1971 et sera ponctuée de cinq albums. En 73, Miller grave son premier elpee solo "Bright city". Et dans la foulée un second : "Hemlock". En 74, il rejoint Savoy Brown. Le temps d’accomplir une tournée et de concocter un album intitulé "Boogie Brothers". Particularité, ce combo disposait de trois gratteurs : Kim Simmonds, Stan Webb (Chicken Shack) et Anderson. Ce dernier va ensuite connaître une vie musicale agitée. Et pour cause, il sévit successivement au sein de Blood, Sweat & Tears et de T Rex, accompagne Donovan, puis se charge de la basse chez Chicken Shack et Mountain. En 85, Spencer Davis le contacte pour remonter son SD Group, une formule qui renaîtra chaque année. En 1998, il enregistre "Celtic moon", un elpee pour lequel il reçoit la collaboration de musiciens allemands et de Colin Hodgkinson à la basse. Et enfin, "Blueaheart" voit le jour en 2003. Pour que votre info soit complète, sachez encore qu’il existe la collection "Miller Anderson – The best of (with the Keef Hartley Band)".

Ce nouvel opus nous permet de découvrir un autre don artistique de Miller, puisqu'il a choisi une de ses peintures pour illustrer la pochette. En fait, l’homme possède de multiples facettes. C’est un véritable caméléon. Sur ce disque, il nous étale sa palette musicale embrassant des styles aussi divers que le blues, le rock, le folk et la chanson. Des synthés ouvrent "City blues". La guitare et l’orgue de Frank Tisher se joignent rapidement à l’expression sonore. Miller a toujours une bonne voix. En outre, cet excellent chanteur possède un timbre chargé d’expression. Dans un style concis, clair et très mélodique, la guitare est brillante. La mélodie de "By the light" est bien ciselée, une chanson aux arrangements particulièrement solides. "Bad mouth mama" est un blues rock bien rythmé. Blues lent, "Fog on the highway" permet à Miller d’étaler ses qualités vocales tout en dispensant un excellent solo. Son chant est encore bien mis en valeur sur le remuant "Little brother". Empruntant un riff à Albert King, son "Me and my woman" est sans doute la meilleure plage de l’elpee. Le morceau communique beaucoup de vibrations. Les interventions à la guitare sont bien senties. Anderson se libère et passe progressivement à la slide. Miller se réserve "Rich man, poor man" en solitaire, un folk blues limité à sa voix, ses cordes acoustiques et l'harmonica. "Eye on the prize" baigne au sein d’une sonorité très british blues. A cause de l’orgue rappelant même celui du "Gimme some lovin" de Spencer Davis Group, à l'époque où Stevie Winwood était aux commandes. Cet orgue Hammond enveloppe la voix chaleureuse d’Anderson, sur "The dreamer", une lente ballade majestueuse. Et en finale, il dédie "Sing your song" à son vieil ami Ian Hunter (Mott the Hoople), en compagnie duquel il avait joué dans les sixties. Une chanson fort sympathique.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Miller Anderson
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Inakustik / Coast to Coast
  • Date: 2008-09-16
  • Rating: 3
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