De son véritable nom Ben Jacobs, Max Tundra est un multi-instrumentiste. En outre, il n’a de leçons à recevoir de personne lorsqu’on parle de claviers ou autres machines électroniques. C’est Warp qui l’a lancé en 1998. En gravant son single « Children At Play ». Mais cet Anglais est considéré comme un artiste un peu trop perfectionniste et visiblement pas assez rentable. Il change donc d’écurie. Et rejoint alors Domino, pour lequel il concoctera trois albums, dont ce « Parallax Error Beheads You ». Un opus qui démontre étrangement que l’ère du 8 Bits n’était pas aussi archaïque que l’auditeur lambda pensait…
Max Tundra déborde d’énergie. Mais il se révèle surtout un merveilleux conteur pop. Et il en fait la plus parfaite démonstration tout au long des 10 plages de ce troisième elpee. Mais tel un sauvage, le Briton prend un malin plaisir à déstructurer un peu trop souvent la fin de ses morceaux, même si cette déstructuration est souvent subtile. Ce qui a le don d’agacer. Adepte du ‘revival 8 Bits’, l’artiste s’en donne à cœur joie lorsqu’il s’agit de composer des hymnes ‘Pacmaniens’. « Will Get Fooled Again », titre phare de l’elpee, constitue ainsi l’exemple parfait de cette dégradation ingénieuse. Après une intro parfaitement pop, Max Tundra vient progressivement planter des beats saccadés et inoculer des claviers ‘vintage’. L’opus souffre quand même de quelques passages à vide. On a ainsi l’impression qu’après avoir fourni un énorme travail, l’artiste cherche son second souffle.
« Parallax Error Beheads You » n’est pas un disque facile d’accès. L’univers sonore de Max Tundra est peuplé de sonorités complexes mais précises. Un univers très personnel qui s’adresse d’abord aux mélomanes avertis. Pour les autres, je comprends leur réticence à accepter l’invitation au voyage, car il est long et fatiguant.

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