Le troisième opus du duo de robots parisiens commence tout doucement à sentir les circuits brûlés. Les nouveaux morceaux proposés s’éloignent du format chanson exploité sur le précédent album et tentent de se rapprocher du funk électro minimal des débuts. Mais si la production reste toujours aussi inventive, on ne peut que froncer les sourcils à l’écoute de ces compos. On a quelque fois l’impression d’entendre les efforts d’un groupe de métal des années 80 s’essayant à l’électro (notamment « The Brainwasher » ou « Television Rules The Nation ») ou encore les chutes de studio des musiciens qui s’occupaient de la musique de la série télévisée « Hooker ». En plus, l’utilisation massive du vocoder et autres sons de synthé qui évoquent la voix humaine deviennent rapidement crispants. Tout n’est certes pas à jeter (l’excellent « Steam Machine ») et il y a quelques fois de très bonnes idées mais l’impression générale est celle d’un album bâclé réalisé entre deux prises de cocaïne au cours de fêtes qu’on imagine dignes des orgies de Led Zeppelin.