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Les Rose City Kings sont issus du nord ouest des USA. De Portland dans l'Oregon, très exactement. Dan "Kingbee" Berkery en est le leader/compositeur/chanteur et guitariste. Et probablement un excellent showman. Une impression corroborée par l’écoute de cet opus. Il est épaulé par Ron Camacho à la basse, Roger E aux drums, Joe ‘Super’ Powers à l'harmonica et Jeff ‘El Nino’ Simonson à l'orgue. Après avoir commis "Delta Hop" en 2003 et "Up on it" en 2004, les RCK nous proposent cet elpee immortalisé ‘live’, le 1er avril dernier, aux studios Mississippi de Portland.
 
Une slide aux accents bien métalliques envahit l’espace sonore. Elle est bientôt rejointe par l'ensemble des musiciens, orgue et harmonica en tête ! Dès les premiers cris, la voix de Kingbee vous prend à la gorge. Une voix forte, perçante et fortement nasillarde. L'attaque est tranchante, assez agressive. Le chant domine sans discussion. Le son de la slide est largement amplifié, mais Kingbee dompte parfaitement cet instrument afin d’éviter le moindre égarement. Un jeu peu orthodoxe et inusité qui alimente un climat d'outre-tombe ; mais également empreint de violence. Le chanteur tempère quelque peu ses ardeurs sur "Devil in my shoes". Il récite plus qu'il ne chante. Le son produit par les cordes est toujours aussi amplifié. Mais il passe bien la rampe. Super sort enfin de sa réserve et passe à l'attaque sur l'harmonica. La vivacité du rythme réapparaît pour "Biscuits n' gravy". Le chant est toujours incisif. La slide - décidément mystérieuse - et l'harmo sonnent la charge. El Nino se met à y croire lui aussi derrière son piano. Afin de suivre le chant de leur leader, les Rose City Kings déploient une énergie peu banale. Les instruments sont malmenés en permanence. Pourtant, l'éventail des possibilités s'élargit sur "Up on it". Les vocaux du bassiste et du batteur rejoignent ceux du leader. L'harmo vagabonde, puis crève l'écran! "Tequila blues" est le long blues lent sur lequel Kingbee peut éructer ses vocaux perçants sur fond d'orgue Hammond ; un fragment qui autorise les sorties de la guitare et de l'harmonica. Rock un tantinet countrysant, "Baybelline" galope avec détermination. Berkery est manifestement un homme de scène. Il maîtrise son public à sa guise. Il reprend la slide. Elle émerge d’un magma sonore à la fois poisseux et poussiéreux. Nous sommes du côté de Chicago. Son "Coffee blues" est dispensé de manière brute, sans la moindre fioriture. Une formule qui plait au public ; surtout lorsqu’elle est émaillée de solides apparitions de la slide, de l'harmo et du piano. "Way down low" replonge dans le slow blues aux accents volontiers dramatiques. La voix de Berkery est toujours énergique et enthousiaste ; même en fin de concert. Il se fait shouter sur "Put a little wiggle in it", une plage au cours de laquelle une forme de passion gagne la foule. Un riff démoniaque hante "Double belly twist". Une plage meurtrière torturée par cette slide pas possible qui émerge au beau milieu des cris de l'harmonica. Nous ne sommes alors plus très loin de l’univers du Muddy Waters Band. Kingbee épile sa Fender Telecaster en picking tout au long de "Sweet nothings", un blues rythmé dominé par la voix ravagée. Lorsqu’ils quittent la scène, les Kings parviennent encore à nous surprendre, en interprétant "Reckless sinner", une jolie ballade chantée avec une infinie douceur. Les Kings ont déjà décroché plusieurs Awards auprès de la Cascade Blues Association (NDR : un groupement très actif à Portland et Vancouver). Nantis d’une forte personnalité, ils sont considérés comme un des grands espoirs de la Cité des Roses et en Berkery. Si vous êtes d’un naturel curieux, vous ne pouvez passer à côté de ce que je considère comme une véritable découverte…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Rose City Kings
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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