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African wind

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Dan Treanor est issu du Colorado. De Pueblo, très exactement. Il y a 35 ans qu'il joue le blues. Au cours de sa carrière, il a notamment côtoyé Son Seals, Louisiana Red, Jimmy Carl Black et Frankie Lee. S’il est surtout réputé pour ses talents d’harmoniciste, il est également capable de jouer d’une multitude d’instruments, dont la guitare, le banjo, le dobro, la basse, les claviers et la flûte. Depuis quelques années, il est passionné par la fabrication d’instruments à cordes africains. Une instrumentation qu’il exploite sur le présent album ! Début 2004, il avait commis un elpee autoproduit, "African soul". Certaines plages de cet album sont reprises sur cet "African wind". Dans le registre soul blue, Frankie possède une des plus belles voix de la soul music. Elle est même proche de Little Johnnie Taylor ou d’O.V Wright. Au cours des sixties, il a sévi au sein de l’Ike & Tina Turner Soul Revue. Ensuite, il a apporté sa collaboration à Albert Collins et Johnny Guitar Watson.
 
"Missing" est une excellente mise en place rythmique. Gary Flori est aux percussions. Dan Treanor tire son épingle du jeu à l'harmonica, à la flûte et à l'orgue. Cet accompagnement assez dépouillé permet à la voix claire de Frankie Lee de se détacher nettement! L’influence africaine est manifestement exercée par les percussions. Le Bo Diddley beat fait résonner "Mean woman blues" à l’aide d’un instrument ancestral rebaptisé le Diddley bow. L'harmonica de Dan répond au superbe chant de Frankie. David Henderson excelle à la guitare. "Love a woman's soul" nous plonge au cœur de l’Afrique. A cause de la texture riche, très complexe de l’instrumentation. Plus simples, "Tell me mama" ou encore "Kidnapped by the blues" nous ramènent dans le Delta du Mississippi. L’harmonica et la guitare acoustique épousent la voix parfaite de Mr Lee. Pas besoin de deviner le type d'ambiance manifesté tout au long du titre maître ; une plage enrichie de choeurs tribaux. Et "The groit man", au cours duquel les percussions suivent la slide d'Henderson à la trace, est de la même veine. La voix de Frankie recèle une puissance phénoménale. Et il ne s'économise guère pour cracher des phrases enflammées sur les très électriques "Got no lifeline"et "Black Hanna", deux fragments au cours desquels la guitare se fait menaçante. L'album monte en puissance pour "Cut with dynamite". Un savoureux cocktail, fruit du tempo boogie, des percussions tribales et de la guitare déjantée ! La voix naturellement soul de Lee brille sur la ballade bien nerveuse "Texas son". "Lenesome road" nous transporte une dernière fois dans le coeur du blues. La voix féminine de Peggy Brown répond à celle de Frankie. L'album s’achève par "Can flute soul", une compo impliquant flûte, harmonica et ngoni (NDR : une espèce de banjo africain !) Très original, cet opus évolue hors des sentiers sans cesse battus du blues actuel. A découvrir !

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