La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
Kim Deal - De Roma

Had to cry today

Écrit par - -
Né dans l’Etat de New York, ce jeune chanteur guitariste de blues rock est aujourd’hui âgé de 26 ans. Il a commencé à jouer de la guitare dès son plus jeune âge. A quatre ans ! Sur une petite guitare Chiquita. A huit ans, il était capable d’interpréter le répertoire de Stevie Ray Vaughan, une de ses influences majeures ; mais également de Duke Robillard, Danny Gatton, Eric Clapton ou Robben Ford. Excusez du peu! Il aime le blues et le son de la Fender Stratocaster. A douze ans, il ouvre pour BB King. Impressionné, ce dernier dit tout le bien qu'il en pense. Sur la côte Ouest, Joe rencontre quelques fils de stars. Et notamment Barry Oakley Jr (celui du regretté bassiste de l’Allman Brothers Band), Waylon Krieger (de Robby, le guitariste des Doors) et d’Erin Davis (du trompettiste Miles), préposé pour la circonstance à la batterie. Ensemble, ils fondent Bloodline. Puis enregistrent un opus éponyme dont la musique opère un amalgame de blues, de boogie et de funk rock. Joe commet son premier elpee solo en 2000 : "A new day yesterday". Gregg Allman, Rick Derringer et Leslie West y participent. Dans la foulée, il aligne trois autres elpees : "A new day live", "So, it's like that" et "Blues Deluxe". Son line up est pratiquement identique depuis le début : Kenny Kramme à la batterie et Eric Czar à la basse.
 
En ouverture, "Never make your move too soon" donne immédiatement le ton. Un power blues rock très électrique qui bénéficie du concours de Benny Harrison à l'orgue Hammond B3. La guitare est à la hauteur de son sujet. Elle libère des flots de notes consenties avec dextérité. Son jeu est très démonstratif. La voix colle parfaitement au style hard du trio. "Travellin' south" est issu du répertoire d'Albert Collins. Joe joue de la slide à une vitesse de grand prix. Et pour cause, il cherche à retrouver les effets des premiers enregistrements de Ten Years After. En prenant Alvin Lee et Leo Lyons pour modèles. "Junction 61" constitue une brève introduction instrumentale au célèbre blues de Lowell Fulsom, "Reconsider baby". L'approche est résolument british blues. Elle frôle l’univers sonore d’un Gary Moore. A cet instant, on comprend la démarche entreprise et le public ciblé. Attention, dans le registre, Joe se révèle aussi habile que Moore. D’ailleurs, la partie des cordes en solo est aussi dramatique. Une approche qui me rappelle un autre Américain très populaire dans le genre : Walter Trout! Pourtant, je préfère "Around the bend" qu’il partage en compagnie de Will Jennings. La démarche assez country est tramée sur des guitares acoustiques, avant l’explosion de la six cordes qui se produit devant des percussions fort intéressantes. Cette plage affiche une sonorité très southern rock. "Revenge of the 10 gallon hat" poursuit son périple dans le southern country rock. Il rend un hommage à un des gratteurs favoris de l’artiste : le regretté Danny Gatton. Proche d’un Scotty Moore, il se débrouille plutôt bien. Mais honnêtement, j’estime que Bonamassa est au sommet de son art lorsqu'il se tourne vers le Sud ; le regard bien plus posé sur la country music que le blues. Douce et lente, la jolie mélodie de "When she dances" s’étend parcimonieusement sur un lit de cordes de guitare et d’orgue Hammond. Le titre maître doit vous rappeler quelque souvenir. Ecrit par Stevie Winwood, à l’époque où il sévissait chez Blind Faith, il reflète un certain parfum des seventies. Le trio de Joe s’aventure au sein de longue jams, au cours desquelles orgue et guitares sont étroitement liés. Joe multiplie les effets, actionne les pédales. Il s’en donne à cœur joie. Mississippi Fred Dowell dans la tête, il prend alors la direction plein sud. Il entame "The river" au dobro, en chantant dans son style si caractéristique. Puis Bill Held (NDR : le producteur !) rebranche le courant ; moment choisi par Kenny pour forcer sur ses drums, pendant que Jon Paris vient souffler efficacement dans son harmonica. Joe embraie par "When the sun goes down". Au passage, il avoue modestement que si Robert Johnson avait eu une guitare électrique, il aurait sûrement joué de cette manière. Laissons Robert reposer en paix et ne réfléchissons donc pas trop à cette énigme! Essentiellement colorée par la guitare, la finale instrumentale ponctue un album qui n'est certes pas sans intérêt.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Joe Bonamassa
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Provogue / Maskot
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
Lu 965 fois
Plus dans cette catégorie : « Sings Greatest Palace Music She »