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Répondant autrefois au patronyme de Hollywood Fats Band, les Hollywood Blues Flames roulent leur bosse depuis trois décades, et pratiquent aujourd’hui ce qu’on appelle du post modern blues. Alias Hollywood Fats, le charismatique et regretté guitariste Michael Mann, nous a quittés voici plus de 17 ans, à l’issue d’un concert accordé au Music Machine de Los Angeles. Aussi, décemment, les musiciens ne pouvaient pus revendiquer le nom du défunt leader. Marqué par leur album légendaire paru en 1979, sur PBR, le West Coast Jump blues si populaire de nos jours, était déjà leur apanage à l'époque. La formation d'alors avait eu le bonheur d'accompagner des artistes tant revendiqués au cours de ces dernières années : George"Harmonica" Smith, Percy Mayfield, Big Joe Turner, Lowell Fulsom. Ils assurèrent même le backing groupe de Johnny Shines et Lightnin' Hopkins. Hollywood Fats possédait un talent immense. Il n'avait que 32 ans lors de sa disparition. Son HF Band post mortem avait sorti, l'année dernière, l’elpee "Dr Blake's Magic soul élixir", sur le label Soul Sanctuary. Puis ce disque sous la nouvelle dénomination.
 
Qui sont les musiciens? Leader, Al Blake se réserve le chant, l’harmonica et épisodiquement la guitare, Fred Kaplan, les claviers, Richard Innes, la batterie (NDR : à la fin des 60s, il sévissait chez Bacon Fat en compagnie de Rod Piazza et Georges Smith), et Larry Taylor (membre fondateur de Canned Heat), la basse. Enfin, le poste de guitariste a été confié à Eli Kirk Fletcher. Influencé par Junior Watson et…Hollywood Fats, ce jeune noir de 28 ans est une des valeurs montantes.
 
L'album s’ouvre par "Flambe'd", dans un style jump pur et dur, imprimé par Kirk Fletcher. Magnifié discrètement par la basse acoustique de Larry Taylor, "Black cat bone" conserve ce rythme cher à la West Coast. Faut dire qu’en bénéficiant d’une telle section rythmique, il est devenu tellement aisé de swinguer. Fletcher respire la forme. Il s'éclate sur le rythme enlevé de "Nit wit", une composition de L.C McKInley. Le jeu est vif et clair, communiquant un côté boogie à l’ensemble, que Kaplan ajuste à son compte de son piano aux accords sautillants. "Bunk's blues" est un blues lent, langoureux, très fin de soirée, pas éloigné d'un Charles Brown. Fred disserte avec beaucoup d'âme. Kirk se mue en T-Bone pour cette plage manifestement trop courte. Basse, drums et guitare rythmique impriment un funk sobre et léger à l’adaptation du "He's a bluesman" de Juke Boy Bonner. Le piano prend des accents jazzy. L'harmonica est autoritaire. "Long black cadillac" est un Chicago blues classique, nonchalant, assez feutré. Al chante paresseusement. Kaplan assure bien son rôle et c'est l'harmonica de Blake qui prend son billet de sortie. Fred passe à l'orgue Hammond pour attaquer "Takin' care of business". Une formule qui apporte du sang neuf à l’ensemble, même si le climat lorgne de toute évidence vers Chicago. Tout en finesse, délicatesse et concision, le jeu de Kirk Fletcher fait merveille sur "Soon forgotten". Il n’y a rien de trop ni de trop peu. Big Al Blake tire son épingle du jeu à l’harmonica sur "Coco puffin". Un superbe blues lent, basique, dépouillé, nappé d’orgue Hammond, éclaboussé de petits flots de notes déterminées par la guitare, dont le solo est vraiment à la hauteur. Dans un style inspiré au départ par BB King et Mike Bloomfield, il y insuffle toute sa personnalité. Impressionnant ! Chicago shuffle bien entraînant, "I'm a lucky, lucky man" se signale de nouveau par la parfaite mise en place des différents acteurs. Un parfum d’exotisme, mais aussi du Westiside de Chicago embaume "Jo Angelyn. L'album s’achève par deux apparitions en solitaire d’Al Blake. Il chante et joue de la guitare acoustique sur "You don't know my mind" et "Miss Nitroglycerite". Deux fragments absolument roots qui baignent dans les eaux du Delta! Ce très bon album de blues n’a été, paraît-il, tiré qu’en nombre tr ès limité. Il est vrai que je n'ai jamais eu le loisir d’entendre un seul morceau de "Dr Blake's Magic soul elixir", le précédent opus, pourtant paru sur le même label.

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