Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
giaa_kavka_zappa_12

Ain´t no way

Écrit par - -
Kyle Jester est un chanteur guitariste originaire de San Diego, au sud de Californie. Il est sur la route depuis 1999, flanqué de son groupe les Tri-Tones, une formation qui implique Thomas Yearsley des Paladins à la basse. Tout ce beau monde avait participé à la l’enregistrement de l’album du bluesman local Earl Thomas, "12067051 The Elector studio sessions", un disque paru en 2000. Kyle avait alors rejoint le Freddie Brooks Band, en compagnie duquel il joue souvent au Blue Café de Long Beach. A Los Angeles. Enfin, depuis janvier 2001, il est devenu le guitariste et leader du backing band de Candye Kane. Il a depuis visité 17 pays, dont la Belgique et la France ; et a enregistré avec Candye l'album "12067051 Whole lotta love", un disque sorti chez Ruf en 2003. Ce qui ne l’a pas empêché de monter son propre trio, l'année dernière : les Small Town Heroes.
 
En mars 2004, il est entré en studio en compagnie du bassiste des Heroes, Kevin Williams, et de Tom Essa, le batteur des Mississippi Mud Sharks. Ils ont mis en boîte quinze plages qui constituent l'essentiel de cet elpee ; un tracklist complété par cinq autres titres qui remontent à 2000, fragment pour lesquels il est accompagné des Tri-Tones.
 
En ouverture, le "3 times a fool" d'Otis Rush est plus que prometteur. En fait, il concentre sans doute le meilleur de l'album. La voix de fausset de Kyle s'adapte à ce style. La section rythmique assure ; et en particulier la basse acoustique de Williams. La guitare comble les espaces de bien belle manière. Elle ne laisse échapper que les notes nécessaires, des notes libérées avec talent et parcimonie. Jester est sans aucun doute un gratteur de première catégorie ; mais il n’est pas du style à en rajouter une couche. Signé Johnny Otis et Johnny Watson, "Broke & lonely" maintient ce haut niveau. Très intimiste, atmosphérique, soutenue par la basse de Thomas Yearsley et les percussions feutrées de Vladimir Yarrovinsky, "Ain't no way" est une des plages immortalisées en 2000. Parmi les autres titres issus de cette session figurent "L.a", un fragment hanté par l'esprit rockabilly, bien qu’il conserve une indéniable touche jazzy, "Haven't felt good", une délicieuse ballade qui bénéficie du concours de l'excentrique Sue Palmer au piano. Cette dernière participe également à "Hey Louise", un morceau qui swingue du tonnerre. Mais revenons aux séances de mars dernier. L'organe puissant de Candye Kane préside "Roll with me Henry". Il donne (NDR : l’organe !) ses répliques avec puissance et détermination aux vocaux de Kyle. Un excellent moment ! La voix de Kyle ne passe pas toujours bien la rampe. Elle montre ses limites sur le "I feel alright again" de Junior Parker ; mais la partie de cordes demeure passionnante. Un solo habilement construit, proche du meilleur Dave Gonzales. La section rythmique monte en puissance sur le shuffle envoûtant "Automatic". Kyle brille sur la reprise du "Straighten up baby" de James Cotton. Pourtant sous cette formule limitée du trio, l'exercice n'est pas simple à réaliser. Le tempo ralentit au maximum sur le "Let me down easy" de King Curtis. La voix évolue sur le fil du rasoir ; mais quelle sensibilité le guitariste est capable de libérer, en ne dispensant qu’un minimum de notes ! Un peu comme Peter Green, dans sa glorieuse époque. Signé McShann et Witherspoon, "Voodoo woman blues" a subi un traitement rock'n'roll. Il consomme un maximum d'énergie. La fin de l’opus nous réserve quelques reprises plutôt notoires : depuis "Drivin' wheel", un bon blues lent signé Roosevelt Sykes, au "Easy baby" de Magic Sam, en passant par le "Can't hold out" de Dixon ; et enfin "If I had possession" de Robert Johnson. Sur ces deux derniers fragments, Kyle joue d’une slide puissante et poisseuse.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kyle Jester
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Kyle Jester
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
Lu 874 fois