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Get wrong with me

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Kurt Crandall est chanteur/harmoniciste. Il n'a plus un poil sur le caillou, mais ne manque pas de talent. Originaire de Richmond, en Virginie, il a énormément tourné au cours des dernières années. Tant en Amérique que sur les autres continents. Il a vécu brièvement à Washington DC, avant de s’installer plus au Sud. En Géorgie, très exactement où il sévit alors chez les Macon Blues All-stars. A l’instar de nombreux contemporains, il décide alors d’émigrer vers la Capitale du blues, Chicago. Il a alors l'occasion de jouer en compagnie de Dave Specter, Barrelhouse Chuck, Jimmy Sutton et quelques autres. Son premier elpee, "True Story", est paru en 2004 ; juste avant qu’il ne s’embarque pour une tournée européenne. Pendant quatre longues années, Kurt sillonne les routes du blues, sans trop se soucier de sa discographie. Finalement, il décide de graver son second opus. Enregistré à Chicago, il a bénéficié de la participation de la crème des musiciens de studio issus de Chicago et de Kansas City ; et en particulier Karl Angerer, le préposé à la guitare chez le Lee McBee Band. Mais aussi l'excellent pianiste de Kansas City, Mike Sedovic. Aux claviers. Sans oublier Jimmy Sutton (Mighty Blues Kings, Four Charms) à la basse. Les drums sont partagés entre deux Chicagolais : Mike Schlick (Dave Specter's Bluebirds) et Kenny Smith (Mississippi Heat, Cash Box Kings). Dick Shurman est responsable des notes consignées sur la pochette. Dick a acquis sa notoriété à travers ses productions. Il a ainsi mis en forme une multitude de disque ; dont ceux de Roy Buchanan, Johnny Winter, Charlie Musselwhite, Magic Slim et Albert Collins.

Signé Lucky Millinder, "Shorty's got to go" nous plonge immédiatement dans le passé. Quelque part entre la fin des 40s et le début des 50s. Lorsque le R&B en gestation était alors largement imbibé de swing. Lucky fréquentait beaucoup le Cotton Club et le Savoy Ballroom de New York. Crandall nous restitue parfaitement l'ambiance de ce style, témoignage du passé. Son jeu sur l'instrument chromatique est remarquablement articulé. Il est adroitement secondé par Sedovic aux ivoires. Un maître du style. Il poursuit dans le même registre pour ficeler son "Speak up" et "Pets ain't people". Ce swing d’une grande pureté est entretenu par les ivoires de Mike ainsi que les chœurs masculins, presque doowop. D’une grande intensité, "Get wrong with me" est le fruit d’un duo vocal intimiste entre Kurt et Miss Myra Taylor (NDR : âgée de 91 ans, cette chanteuse de jazz nous vient de Kansas City). Jazz, l’accompagnement est d’une rare discrétion, mais aussi d’une grande efficacité. Kurt entraîne régulièrement ses musiciens vers l’axe Chicago, pour y réaliser du bien bel ouvrage. A l’instar  du virevoltant "Boogy fool", un titre issu de la plume de Snooky Pryor. L’homogénéité de l’ensemble est impressionnante. Les solistes tirent facilement leur épingle du jeu ; et en particulier Kurt et Karl au cordes. Leur toucher de guitare rappelle même les maîtres californiens du jump! La reprise du "Dissatisfied" de Sonny Boy Williamson II est excellente. Tout comme "Spider in my stew", une compo écrite par Willie Dixon et popularisée par Buster Benton. Et le slow blues, "Take my love", ne l’est pas moins. Imprimé sur un mid tempo, "Late night rendezvous" campe un superbe Chicago blues. Crandall est souvent comparé au regretté William Clarke. Son jeu sur l'instrument chromatique conjugue également énergie et subtilité. Et il le démontre sur les deux instrumentaux, "Gourmet ice" et "Hypomanic". Kurt est également susceptible de nous surprendre en attaquant du pur rock'n'roll. Et le dévastateur "Annie" en est la plus belle illustration. De toute bonne facture, cet opus s’achève par "Barroom light". Imprimé sur un tempo enlevé, cette plage met en exergue le talent au piano roadhouse de Sedovic, mais adresse en même temps un clin d’œil à l’harmoniciste Sonny Boy II.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Kurt Crandall
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Yerster year
  • Date: 2009-07-21
  • Rating: 4
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