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Davis est chanteur/guitariste. Il vit du côté de Charleston, en Caroline du Sud. Véritable globe-trotter, il a déjà tourné une douzaine de fois en Europe. Il comptait cinq albums à son actif : "Cryin' the blues" en 1995, "Blues from the Get-go" en 99, "Can't get there from here" en 2006, "Ill disposition" en 2007 et "Blues lights for your and mine" en 2008. Il se produit le plus souvent en solo, en s’accompagnant d’une sèche. Mais au fil du temps, il semblerait qu’il cherche de plus en plus à partager la scène au sein d'un trio électrique. Récemment, il a participé à l’écriture de la B.O. de la série "The Blues" de Martin Scorsese.

Ce nouvel album est le fruit de deux sessions réalisées au sein des studios Delta Recording Service, à Como (NDR : c’est dans le Mississippi). Elles remontent à mars 2007 et juillet 2008 et ont été opérées sous la houlette de Jimbo Mathus des Squirrel Nut Zippers. Le tracklisting est partagé entre compos signées Coen et reprises de traditionnels du blues.

Davis ouvre l’elpee par "Tired and lonesome", une plage enlevée et électrique. Bien mise en avant, sa voix domine l'ensemble. L'orgue de Lance Ashley tapisse la solution sonore, tandis qu’une guitare au son pourri, tente timidement d’émerger. Une chouette compo qui illustre à merveille l'univers des collines du Nord Mississippi. Lance a donc participé à ces sessions, tout comme le bassiste Justin Showah et le drummer Kinney Kimbrough (NDR : c’est le fils du regretté Junior). "Anna Ann" baigne au sein d’une atmosphère delta country. A cause de ce tempo imprimé sur le rythme d'un cheval au galop. Mr Coen laisse glisser son bottleneck le long des cordes. Aprement. "Country girl blues" nous plonge au cœur d'un vieux juke joint. L’ambiance est lourde et enfumée. La slide est dévastatrice. Rocailleuse, la voix est dans son élément. Mathus se réserve la guitare sur "Wrong side of town", une superbe composition caractérisée par la voix envoûtante de Coen. La reprise du "Natchez burning" du grand Howlin' Wolf colle parfaitement à cette Coen Party. On a une nouvelle fois l’impression d’être projeté dans un de ces tripots musicaux du sud profond.

C'est sans aucun doute Jimbo Mathus qui s’est chargé de buriner le son primaire et brut de la guitare sur l'autre session. Il se réserve également de la basse. Darren Nortin siège derrière les fûts. Cette sonorité primitive et dépouillée envahit "Change in the weather". La voix paresseuse et la guitare étouffante accentuent un mal de vivre traduit par cette ballade blues lancinante. L'orgue refait surface pour "Nothing to hold on to", une compo charmante, paisible, au cours de laquelle le timbre vocal est plus grave, plus expressif. Coen accélère le tempo et se met à rocker sur "Eyes like diamonds". Ce divertissement aux accents du rockabilly est soutenu par les 4 cordes acoustiques de Mathus. L'alchimie du moment soude les trois musiciens avant que la slide ne s'emballe. Le fantôme de John Lee Hooker (NDR : celui de ses meilleurs moments !) hante "Goin' away baby". A cause de la voix. La section rythmique épouse les rares notes que produisent les six cordes tout au long ce boogie ravageur, quasi hypnotique. De la session Mathus, nous retiendrons encore le boogie graveleux "Shake your goobie" (NDR : et non pas boogie), un exercice de style atmosphérique destiné aux scènes sombres issues de ce coin du Mississippi. Ce boogie se prolonge, sans reprendre sa respiration, par "Shortnin bread". Cette excellente œuvre se referme sur les accents du delta blues électrique conventionnel, lors de la cover du "You're gonna miss me " de Muddy Waters. Non seulement ce musicien sympathique possède un fameux bagage musical, mais il ne ménage pas ses efforts pour apporter de l'aide aux victimes des cités louisianaises dévastées par l'ouragan Katrina.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Davis Coen
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Soundview / Sonic RendezVous
  • Date: 2009-09-09
  • Rating: 4
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