La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
dEUS - 19/03/2026

Holdin' Court

Écrit par - -

Après avoir sillonné les routes du blues pendant 22 longues années et aligné pas moins de douze albums, on peut considérer Debbie Davies comme une ‘vétéran’ du style. Ses nombreux fans la suppliaient, depuis de nombreuses années, de sortir un album uniquement instrumental, afin qu'elle puisse se concentrer sur son jeu personnel, résultat de l'interaction entre ses principales influences (NDR : qui oscillent d’Albert Collins à Freddie King, en passant par Kenny Burrell)

Debbie entame les hostilités par le "Fishnet" de Duke Robillard. Une reprise bien saignante, libérant un maximum de groove. Elle démontre une fois de plus sa parfaite assimilation de l'approche technique forgée par son maître, Albert Collins. Elle embraie par l’excellent "Down at the honky shack", une compo inspirée par sa vision du "Back at the Chicken Shack" de Jimmy Smith et surtout du "Honky tonk" de Bill Dogett. Son style est très fluide et l’adaptation particulièrement personnelle. Sur l’album "All I found", "Tryin' to keep it real" proposait une version chantée. Ici, elle nous entraîne dans un univers funky, très clean, esthétique. Partagée entre la basse de Casandra Faulconer et les percus du fidèle Don Castagno, la section rythmique préserve la ligne de conduite, pendant que l'orgue Hammond de Paul Opalach filtre la solution sonore. Sur la cover du notoire "Okie Dokie stromp" de Clarence Gatemouth Brown, la Californienne se permet de swinguer. Les cordes de sa Fender vibrent subtilement, naturellement… "Percolatin'" est un morceau instrumental par excellence. Bref, concis, il fait instantanément mouche. Dans un style très proche de Freddie King. Elle retourne aux sources funky sur "So what", tout en gardant ce bon vieux Collins, à l'esprit. La vision atmosphérique, jazzyfiante d’"Atras de tus ojos" est empreinte de douceur et d'exotisme. Séduisant et intense, le titre maître est parsemé de grappes de notes vivaces et graciles. Baignant au sein d’un climat hispanique, il rend surtout un vibrant hommage à Kenny Burrell. Un véritable régal pour les oreilles ! Debbie assure une parfaite lecture du blues basique sur "I wonder why (Blues  in D Natural)", une compo qui baigne dans le Chicago blues, inspiré par l'Otis Rush de la grande époque. Elle appuie sur ses pédales afin d’exhiber une autre facette de son style, sur la reprise du "If you love me like you say" de Little Johnny Taylor. Elle y adopte un profil R&B, dansant, proche de Memphis (NDR : cet orgue !) D’excellente facture, cette collection s’achève par l’allègre "Zoom-in". Et pour cause, son ami Opalach (NDR : également responsable de la coproduction) a empoigné la deuxième gratte. Pour nous entraîner au sein d’un univers à la fois surf et métallique…  

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Debbie Davies
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Little dipper
  • Date: 2009-12-29
  • Rating: 4
Lu 1188 fois