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One dog barkin’

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Harrison Kennedy est canadien. Il est originaire d’Hamilton dans l'Ontario, la région des grands lacs. Fin des 60’s, début des 70’s, il s’est illustré sur la scène de Detroit, en militant chez les Chairmen of the Board. Dont il était d’ailleurs le leader. Le combo avait même décroché un hit single, à l’époque, "Give Me Just a Little More Time". Aussi bien à l’aise dans le rock, la soul, le funk, le folk, le gospel que le blues, il va ensuite entamer une carrière individuelle. Guère fructueuse, il faut l’avouer. Avant de refaire surface début des années 2000. En se consacrant au blues.

"One dog Barkin’" constitue seulement son quatrième elpee solo. Il fait suite à "Sweet taste" et "Voice story" parus en 2005 chez Black & Tan ainsi que "High country blues". Edité en 2007, il était déjà sorti sur Electro-Fi. Il dédie ce nouvel opus à la mémoire de deux bluesmen authentiques. Tout d’abord Mel Brown. Disparu en mars dernier ce guitariste texan a passé la fin de sa vie au Canada, après avoir animé pendant de nombreuses années le célèbre club Antones à Austin. Uncle Jackie Washington, ensuite. Moins notoire. Oncle du guitariste Brian Griffith, partenaire musical de Harrison, ce musicien était devenu une légende locale à Hamilton.

Kennedy est un artiste complet. Chanteur, compositeur et multi-instrumentiste (guitare, harmonica, banjo, mandoline et percussions), il ne tolère que la présence de Keith ‘Nappy’ Lindsay aux claviers et Justin Dunlop à la basse.

Le titre maître ouvre l’elpee. La voix d’Harrison est naturellement puissante et autoritaire. Il souffle dans son harmonica dès qu’il en a le loisir. Ses deux comparses épaulent impeccablement leur leader. Notre Canadien possède un talent inné dans l’univers de la roots. Sa voix est bouleversante tout au long de "Cruise control". Soutenue uniquement par les cordes de son banjo, elle ressemble à un instrument. Elle crève constamment l’écran sonore. Elle déconcerte même par son réalisme sur " Them 90's blues", un morceau au cours duquel un étrange flirt est échangé entre le bottleneck et l’orgue curieusement percussif. ‘Maître de cérémonie’, elle domine parfaitement son sujet et me fait souvent penser à celle de Taj Mahal, dans ses meilleurs moments. Et "Leading lady", concédé face à des accords discrets de mandoline, en est une parfaite illustration. Mais la quintessence de l’opus se savoure dans la simplicité du downhome blues. A l’instar de "Could be you could be me", "The healing power of the blues", "Ode to Huddie", une compo saturée d'émotion et puis du dépouillé et ténébreux "Hogtown blues", une superbe compo caractérisée par les sonorités primitives de la guitare et de harmonica confrontées à celles bien plus chaleureuses de l'orgue Hammond. Et sculptées dans le pur roots, "Hair of the dog" ainsi que "You're the difference" méritent également une mention particulière. Tout comme cette interprétation quasi a capella de "Look a like", un exercice de style dont peu de vocalistes sont capables d’accomplir avec un tel brio.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Harrison Kennedy
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Electro-Fi / Parsifal
  • Date: 2009-12-31
  • Rating: 4
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