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Avec Mockasin, on n’a plus les pieds sur terre…

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Publié en 2011, le premier album de Connan Mockasin, « Forever dolphin love », avait littéralement défrayé la chronique. Flanqué de son band, il se produisait ce lundi 26 mars à l’Orangerie du Botanique. Et il reviendra, mais cette fois au Cirque Royal, ce 19 mai, dans le cadre des Nuits Botanique, en compagnie de Charlotte Gainsbourg. Pour accueillir le Néo-Zélandais et sa troupe, la salle est bourrée comme un œuf. Quand on pense qu’au départ, le concert devait se dérouler à la Rotonde ; preuve que cet artiste est en passe devenir une ‘star’ incontournable. Pas de supporting act. Le set démarre à 20h30…

Lorsque le team monte sur les planches, leur accoutrement a de quoi faire sourire. Le drummer, situé à gauche du podium, porte une perruque. Il ressemble à Ringo Starr, mais en moins primaire. Le bassiste est plutôt bel homme. Baraqué, revêtu d’une chemise de soie aux motifs indiens, il est élégamment coiffé d’un turban comme les Maures, dans la série de longs métrages, « Angélique ». Chevelure traitée par un brushing comme à la belle époque des 70’s, le claviériste (parfois second gratteur) a enfilé un pantalon aux motifs psychédéliques et une chasuble de couleur bleue. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Sam Eastgate, le leader de Late of The Pier. On ne décernera cependant pas le prix d’élégance au percussionniste. Faut dire qu’il a enfilé une robe rose fendue, partiellement recouverte d’un mini-peignoir de couleur jais, parsemé de paillettes scintillantes. Il a bien des chaussettes de sport rayées, mais ses jambes sont particulièrement velues. La classe ! Heureusement, il restera planqué derrière un pupitre, à droite de l’estrade, pratiquement toute la soirée. Il s’est cependant remonté les cheveux en chignon, qu’il dénouera après deux ou trois morceaux. Connan a un look bien plus soigné. Sa petite moustache lui confère un petit air latino. Il est coiffé d’un superbe chapeau, mais surtout est vêtu d’une chemise abricot dont le col est fermé par un nœud papillon de même teinte.

Dès le début du set, on est plongé dans un univers atmosphérique, presque shoegaze. Subtile et douce, la voix de Connan épouse parfaitement la mélodie sinusoïdale. Sa guitare libère des sonorités éthérées, qui me rappellent quelque part celles dispensées par Garce, lorsqu’il sévissait chez Sad Lovers & Giants. Et Sam vient enrichir cet univers semi-psychédélique, en se concentrant alors sur ses cordes. Puis, après une intro a cappella, caractérisée par la conjugaison de leurs voix angéliques, les musicos attaquent le superbe « Faking jazz together ». A cet instant, on n’a déjà plus les pieds sur terre. Passé un bref instrumental, « Egor Hosford », donne un premier coup d’accélérateur. Empruntant un tempo tribal, il s’achève même sur un mode déstructuré. « Uniform in uniforms » nous propulse à nouveau dans la stratosphère. Mais à partir de cet instant, on ne sait plus trop bien quand commence ou s’achèvent les morceaux. Il y a bien une nouvelle chanson (« I wanna roll with you »), imprimée sur un mid tempo, soulignée de chœurs falsetto, et abordée dans l’esprit de Prince, puis une autre épique, emphatique que n’aurait pas renié Mercy Rev, des breaks inattendus, interrompus de conversations entre Connan et le public, ponctuées d’éclats de rires, des relances fulgurantes, un accès de clavier cathédralesque, un drumming convulsif, presque floydien, et en final une immersion dans l’univers aquatique de « Forever Dolphin love », le titre éponyme de l’opus, dont l’apothéose en crescendo, même au niveau des vocaux, est aussi frénétique que superbe…

Après cinq bonnes minutes d’attente et d’applaudissements, le groupe revient sur les planches. Connan Mockasin les rejoint un peu plus tard. Il porte une perruque blonde, a remis son chapeau, porte des lunettes fumées, et a enfilé un gant. Michael Jackson est de retour ! Il se lance alors dans un pastiche de feu le King de la Pop en interprétant son « Remember the time », tout en réussissant quelques pas de danse caractéristiques. Hilarant ! Lors du titre ultime, « Lizard », un morceau qui devrait figurer sur leur projet commun, Soft Hair, Connan et Sam, se mettent à déclamer et même à rapper, avant de descendre dans la fosse pour entamer une sarabande, en compagnie du public, ravi de défiler comme lors d’un concours de mode. Puis les deux compères remontent sur l’estrade, aidée par leur roadie, dans un climat de bonne humeur communicative. Le quintet prend alors congé de l’auditoire, le sourire jusqu’aux oreilles, et nous aussi…

(Voir aussi notre section photos)

Organisation Botanique

Informations supplémentaires

  • Band Name: Connan Mockasin
  • Date: 2012-03-26
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 0
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