Quasi impossible pour un amateur de musique psychédélique de passer à côté des Ecossais de Django Django, au cours de ces derniers mois ! C’est donc sans surprise qu’une salle comble accueille le quatuor, ce dimanche à la Rotonde, pour ce premier weekend des Nuits du Bota.
La formation édimbourgeoise réunit David McLean à la batterie, Vincent Neff au chant et à la guitare, Jimmy Dixon à la basse ainsi que le très geek Tommy Grace aux claviers. Vêtus de t-shirts quasi identiques, aux motifs… psychés, le set débute sur une transe kraut électro-rock sur laquelle viennent se greffer des harmonies vocales à la Beach Boys. Si le morceau introductif laisse présager un concert enthousiasmant, bien vite, le spectateur lambda se laisse distancer par le manque de mélodie et l’aspect hermétique leurs compositions. Elles ne sont pas de mauvaise facture, mais Django Django ne possède pas –encore– la puissance tribale d’Animal Collective, la force électro de LCD Soundsystem ou l’aisance mélodique des Beach Boys. Le groupe ne ménage pourtant pas ses efforts et utilise un nombre impressionnant d’instruments basiques et insolites, dont une paire de noix de coco... Les Django Django sont à leur maximum lorsqu’ils tentent des longues montées électro-pop à la Krafwerk mais s’en sortent beaucoup moins bien lorsqu’ils tentent de s’incruster dans l’univers du pop-rock, à l’instar de l’interprétation de leur single « Default », complètement bâclé !
Une écoute attentive de leur nouvel album aurait été plus que nécessaire afin d’apprécier la musique complexe de ces jeunes gens qui réutilisent, pour notre plus grand plaisir, les recettes psychotropes délaissées par le Beta Band (dont David McLean est le frère d’un des membres d’ailleurs)… Loin d’être conquis par la prestation du groupe, votre serviteur a quand même envie d’aller les revoir lorsqu’ils reviendront chez nous, afin de pouvoir une nouvelle fois goûter à leur éclectisme salvateur…
Django Django
Organisation Botanique

Nederlands
Français 
