L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
DEADLETTER

Les Ardentes 2013 : samedi 13 juillet

Écrit par - Adrien Fassotte et Akim Serar -

Enfin une journée où nous pouvons nous dédoubler.

Mais avant que dEUS ne nous la joue ‘grande fête du peuple’, sur le coup de minuit quinze, il s’en est passé des événements intéressants…

Et ils commencent tôt. Par les Elvis Black Stars qui moulinent des bras (ils aiment bien ces gestes) en propageant un Rock structuré et bien ficelé. Les petites têtes sont bien carrées et correctement coiffées. Et leur set est bien couillu pour un début de journée. Si leurs poses de mécanos de calendrier sont vite exaspérantes, on retiendra de réelles qualités à une musique loin d’être originale mais qui assure l’essentiel.

Les musicos de Pale Grey affichent leur candeur avec panache mais un peu trop de politesse.

Se présentant dans une tenue identique, ils proposent les chansons de leur premier (et encensé sur notre site) premier album « Best Friends », mais peinent à vraiment captiver une assistance, il est vrai encore en quête d'énergie, tant la météo se montre plutôt propice au farniente.

Néanmoins, les protégés du label Jaune Orange réussissent à flanquer la banane et notamment par l'entremise de leur irrésistible single « Seaside » qui fait battre la mesure aux premiers pieds téméraires.

Ensuite, place à Compakt Disk Dummies. Un duo, dont les membres sont âgés de vingt et dix-huit ans. De véritables bestioles de scène !

Ces dignes héritiers de Goose peuvent donc envisager l’avenir en manifestant un optimisme certain au vu de la forte impression laissée sur un public chauffé à blanc, à l'abri du corps astral, là, sous les tôles ondulées du plafond du HF6.

Des solos de guitare à genoux et un petit bain de foule qui fleurent bon l'esprit Rock d'un groupe aux influences majoritairement Electro.

On en reparlera certainement à la rentrée car à l’instar de leurs petits camarades de classe de School Is Cool, ils devraient fort logiquement se dégager du lot.

Les choses s’emballent sur le coup de seize heures quarante, puisque The Maccabees vient nous rappeler tout ce qui nous avait déjà séduits en deux mille neuf ; les charmants sourires collés au bord des lèvres témoignant de leur plaisir intact.

D'abord, il y a toujours la voix d'Orlando Weeks qui se pose en avant et mène le navire à bon port, là où chavirent les cœurs de quelques fans venus communier avec ce groupe au nom à consonance religieuse, mais qui jure ses grands Dieux ne prêter aucune signification particulière à la religion.

Et puis, il y a ce savoir faire tout britannique pour vous ficeler des morceaux d'une singulière efficacité tout en arborant un détachement pince sans rire.

L'album « Given To The Wind » trouve donc tout naturellement ses marques dans la discographie des Maccabees et lors de ce set rehaussé bien entendu des immanquables « Love You Better » « No Kind Words » et « Can You Give It ? » mais également du tout aussi efficace single « Pelican ».

Un concert qui s'achève par « Grew Up At Midnight » et qui place un peu plus haut la barre des exigences des amateurs de Pop et de Rock.

La Place réservée à Lou Doillon est donc des plus délicates.

Mise en avant par la grâce d'un album subtil, mais desservie par des liens familiaux étouffants, elle est attendue au tournant.

Cependant, la petite heure passée en sa compagnie aura l'avantage de démêler la pelote de scepticisme cynique qui entoure ses débuts.

Franchement à l'aise et très humble, l'artiste pluridisciplinaire redresse les poils calfeutrés sur les nuques moites de chaleur et distille quelques frissons dans une assemblée tombée sous le charme.

Balançant deux reprises enthousiasmantes mais qui font pâle figure face à ses propres chansons au pouvoir subtil.

Laissant derrière elle la sensation d'avoir assisté à l'avènement d'une grande dame du Rock international.

Rien de moins.

Alors arrive l’avènement des Kaiser Chiefs.

Entertainer hors pair, Ricky Wilson ne se ménage pas pour conquérir la foule. Elle est à ses pieds, et il n’est pas étonnant, au vu du rythme effréné qui nous tient en haleine pendant une heure, qu’il ait perdu tant de poids.

Alignant ses hits, dont « I Can’t Believe » et « Ruby », repris en chœur par la foule surexcitée, le show est un peu bourrin, certes, mais bon enfant, et se révèle un des chauds moments de cette année.

La poésie d’Oxmo Puccino, le savoir-faire de Soldout ou l’énorme talent de la petite Raving George derrière les platines dépose définitivement le label de qualité sur cette journée, sans même parler de la prestation hyper professionnelle de dEUS dont personne n’ose dire de mal.

Pourtant, à mon sens, le groupe de Tom Barman n’apporte plus rien à la scène belge, constat navrant dans la mesure où ce groupe était non seulement pionnier en nos terres, mais aussi parce que son génie excentrique était reconnu bien au-delà des frontières…

Une chape de conformisme qui semble s’être abattue sur la créativité de ce band qui n’hésitait pas à prendre le risque de se planter lamentablement à ses débuts ; mais qui s’avérait le plus souvent absolument fantastique.

Mais bien sûr, depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et dEUS n’est sans doute plus tout à fait maître de son succès. Ce qui l’oblige à revoir sa vision de l’extravagance, au point de faire monter le public ‘on stage’ dans un grand happening final fleurant quand même le populisme.

Avant de clôturer cette avant-dernière journée, revenons quelques instants sur le set de La Femme, annoncé par beaucoup comme la sensation du moment.

Rêve de hipster bobo parisien mouillant son caleçon Calvin Klein en émettant un petit cri aigu, ce combo autoproclamé bipolaire nage effectivement entre deux eaux.

Entre Taxi Girl et Les Inconnus version « Isabelle », le combo est à deux doigts du pitoyable tout en restant cohérent.

Une attitude surfaite et des compositions empruntées qui sonnent comme autant de reprises du « Bob Morane » d’Indochine en font un hype incontournable dont le talent reste quand même à prouver.

À suivre…

(Organisation Ardentes)

Voir notre section photos ici

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-07-13
  • Festival Name: Ardentes
  • Festival Place: Parc Astrid
  • Festival City: Liège
  • Rating: 0
Lu 1034 fois