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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

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Sugarock 2009 : samedi 19 septembre

Écrit par - Luc Herpoel -

La cinquième édition du Sugarock festival a vécu… Cette année, pour fêter sa demi-décennie d’existence, le Centre Culturel du Pays des Collines (en collaboration avec la Maison des Jeunes Vaniche et le service de l’administration communale) avait axé sa programmation sur des artistes plus ‘professionnels’. Et l’affiche était des plus alléchantes. En effet, elle proposait des formations déjà bien rôdées, délaissant quelque peu le côté ‘amateur’ du festival tout en lui ôtant son caractère légèrement naïf. Mais un public clairsemé (NDR : à peine plus de 730 entrées à 23h30) dans une structure susceptible d’en contenir facilement le double, cela fait un peu vide. Une situation qui avait cependant également ses avantages : être à l’aise, avoir la vue dégagée et ne pas se faire écraser les pieds…

Les conditions sont idéales pour un festival. Une météo clémente a rendu les accès aisés (malgré d’importants travaux routiers à 200m) et le site est sec. Les bottes ne sont pas nécessaires. Le soleil est bien présent et les tenues vestimentaires sont encore estivales. Pas besoin de vestiaire, non plus. Il est 19 h. C’est le calme. Le public débarque progressivement. Sans se bousculer. C’est encore l’été. Tout le monde est heureux.

Les Templeuvois de Sioban ouvrent le feu. Vainqueurs du Tremplin Rock, le band tournaisien tente d’accrocher le public en dispensant un rock épuré dont les refrains sont calqués sur quelques succès des formations des nineties. Il n’est jamais facile d’entamer un festival. Défi difficile. Mais c’est le propre de ce type d’événement. La foule circule. Les spectateurs écoutent un morceau, puis sortent pour boire un coup. Il faut s’accrocher quand on est programmé en tout début d’affiche. Attention toutefois. A vouloir jouer fort, on joue peut-être trop fort et on arrive parfois à saturer les feuilles choux des mélomanes…

Vers 21h, les Bikinians embraient. Et concèdent déjà (NDR : une situation qui ne s’arrangera guère toute la soirée) un fameux retard sur l’horaire. Fort influencé par Supergrass, le groupe tente tant bien que mal d’assurer ! Bien imprégnés de leur musique, les musiciens et le chanteur (NDR : qui force un peu trop sa –pourtant jolie– voix) entraînent le public sous un jeu de lumières bien adapté. Hélas, la mauvaise qualité du son et quelques ‘longueurs’ nuisent à l’ambiance. Et c’est vraiment dommage car les Bruxellois méritent bien mieux au vu de la qualité de leurs compositions. Malgré la demande, aucun rappel ne sera accordé, le retard cumulé dépassant déjà l’heure !

Quarante minutes de préparatifs pour le set suivant nous permettent de nous balader dans les environs et de constater que le public est partagé entre deux générations : les ados d’une quinzaine d’année et les quadras. Peu ou pas de trentenaires et quasi pas de ‘papys du rock’…

Enfin, vers 22.20, An Pierlé, ronde comme son ballon (NDR : l’accouchement ne devrait plus tarder), entre à son tour sous les projecteurs. Tout en douceur, son show débute par une superbe mélodie interprétée par une non moins jolie voix. Le son est cette fois de très bonne facture. Il était grand temps. An enchaîne par une reprise de Deep Purple et son ballon en prend un coup !!! Elle alterne piano et accordéon, se caresse le ventre et fait rire toute l’assemble en déclarant (NDR : à un public fort bavard, manquant parfois de respect et d’attention) : ‘Demain, dans la gazette, on parlera de baleine chantante’. C’est vrai qu’elle ne manque pas d’autodérision. Mais la belle Anversoise assure, installe une ambiance du tonnerre et entraîne le public (NDR venu en masse pour elle) dans sa ‘folie’. On craint même parfois un accouchement prématuré sur le podium tellement elle se démène, n’hésitant pas à martyriser son piano et reprenant en fin de concert « C’est comme ça » des Rita Mitsuko. Un seul rappel –non prévu par l’organisateur– clôture sa prestation : une excellente reprise de Nirvana accordée en compagnie de son complice des claviers. Au piano à quatre mains. Un seul mot pour qualifier le show dont nous a gratifié An Pierle : (d)étonnant !!!

Il est plus de minuit lorsque les déménageurs entrent à leur tour dans l’arène : Pornorama pour ne pas les citer. Dès l’entame des hostilités, ils imposent un rythme plus hard malgré un son (NDR : une nouvelle fois) très limite. Néanmoins, les plus jeunes se déchaînent au pied de l’estrade. Mais hélas, après 40 minutes, le public commence à déserter le chapiteau. Quelques fans s’attardent : des habitués sans doute ou des gens qui en veulent pour leur argent. La musique, quoique répétitive, reste agréable à l’oreille. Il est près d’une heure du matin, Pornorama s’arrête sans avoir réussi à conserver l’ambiance qu’ils avaient créée au début de leur show. Les passions s’estompent…

Lorsque Soldout amorce son set, de clairsemé, le public devient quasiment anecdotique ; ce qui n’empêche pas le duo bruxellois d’essayer de ‘rallumer’ le feu une dernière fois. Auteur d’une prestation encourageante, malgré les désagréments de devoir terminer un festival, le groupe électro-funk convaincra les plus courageux. Ou si vous préférez, les derniers résistants ! Le temps et l’alcool ayant exercé leur effet, les assidus terminent leur festival en dansant au rythme bien balancé des synthés de Charlotte et David.

Fin de ‘soirée’. Il est près de trois heures du matin. Pour les uns, il est temps, de rentrer (ben oui, je suis dans la tranche des plus âgés !) ; pour les plus jeunes, la fête ne fait que ‘commencer’, comme ils disent. Elle promet d’être chaude. Et comme la buvette reste ouverte…

« Sugarock festival 2009 » est mort. Vive « Sugarock festival 2010 » !

(voir aussi notre rubrique photos)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2009-09-19
  • Festival Name: Sugarock
  • Festival Place: Rond point des ‘Fourmis’
  • Festival City: Frasnes-lez-Anvaing
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