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Le retour du vinyle

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Vous avez jeté ou revendu votre vieille platine aux puces ? Ou alors, pas précaution, vous l’avez rangée quelque part dans votre grenier ? Va falloir la ressortir. Ou en racheter une nouvelle. Alors qu’on ne parle plus que de numérique voire de dématérialisation de la musique (pensez au MP3 et à l’iTunes), le vinyle refait surface. Au cours des 80’s, l’elpee était devenu ringard ou alors faisait exclusivement le bonheur des collectionneurs. Seuls les Djs et les rappeurs s’en servaient encore. Et pas nécessairement de manière conventionnelle. Mais, depuis quelques années, outre-Manche, les 45 tours ont recommencé à fleurir dans les bacs de disquaires et les 33 tours semblent suivre le même chemin. Plusieurs raisons à ce phénomène ? Tout d’abord, le graphisme de la pochette. En compact-disc le digipack est trop souvent réduit à sa plus simple expression. Et son minimalisme peut devenir frustrant. Surtout quand cette pochette est réduite à son strict minimum. Et le mélomane a l’impression, vu le prix réclamé pour ce produit, d’être roulé dans la farine. La pochette d’un 33 tours a souvent été élevé au rang d’œuvre d’art. Pas pour rien que c’est dans cet exercice de style que des Paul Whitehead, Roger Dean, Barry Godber ou encore Andy Warhol ont forgé leur notoriété. Et puis, pensez aux classiques de Pink Floyd, Genesis, Rolling Stones, Jethro Tull, Led Zeppelin, Yes, King Crimson, Velvet Undergound ou encore Iron Maiden. La liste est d’ailleurs loin d’être exhaustive. Enfin, il y a la différence de son. Que les spécialistes estiment clinique et glacial pour le cd ; imparfait, mais tellement chaud pour le vinyle.

Dès 2001, les Strokes se sont remis au vinyle. Et les Libertines, les White Stripes, Kills et tutti quanti de leur emboîter le pas. Mais apparemment, c’est surtout le back catalogue des artistes légendaires qui semble justifier ce retour aux sources. Et pour cause, les acheteurs potentiels sont, pour la plupart, des collectionneurs. A voir maintenant si les plus jeunes mélomanes ont vraiment envie de conserver une trace de ce qu’ils écoutent ou ont écouté. Mais pourquoi pas, puisqu’on est en pleine mode ‘vintage’. Et puis c’est peut-être le meilleur moyen de relancer la vente du disque. Petite indication, au cours de l’exercice 2009, la vente de vinyle a augmenté de 10%. Certains labels majors ont déjà bien compris l’intérêt de cette formule ; mais Music on Vinyl, distribué au sein du Benelux et en France par Bertus (http://www.bertus.com) a décidé de mettre la gomme. Pour une première fournée, Jeff Buckley, Johnny Cash, Clash, Jimi Hendrix, Michael Jackson, Elvis Presley, Santana, Lou Reed, Patti Smith, Bruce Springsteen et j’en passe ont déjà ou seront très prochainement réédités en vinyle.

Pour plus d’infos : http://www.musiconvinyl.com

 

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  • Date: -0001-11-30
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