Jon Anderson est le très charismatique chanteur du groupe Yes. En 1976, il s'est lancé dans un premier travail en solo. Au sens propre du terme, puisqu'il assumera à lui seul composition, interprétation (tous les instruments!) et production. Résultat des courses : il accouche d'un véritable chef-d'oeuvre. Certes, on y décèle des points communs avec Yes, dont Anderson est quand même l'un des principaux compositeurs. De son groupe, il conserve la facette la plus douce, celle des séquences lentes et majestueuses, lumineuses et angéliques. Mais l'essentiel de son inspiration, il le puise ailleurs: en effet, de belles mélopées aux senteurs d'Orient tracent les grandes lignes de ce bel ouvrage finement tissé. Soulignées par quelques sonorités exotiques échappées d'instruments traditionnels et de quelques rythmes tribaux. La guitare classique s'invite avec bonheur sur plusieurs plages. Pour le reste, à l'instar de quelques pionniers, Jon convoque des synthés. Mais alors que Tangerine Dream et autres Schulze de l'époque se complaisent dans l'expérimentation, les ambiances erratiques ou les sonorités froides, Jon va asservir ses machines aux mélodies et à l'émotion. Il truffe son oeuvre de sonorités chaudes et atypiques, de thèmes accrocheurs et entêtés, survolés par sa superbe voix, souvent démultipliée. De la grandiose intro au final enjoué et optimiste, une musique fluide, souvent planante et éthérée, arrive à nous intriguer avant de définitivement nous séduire. Tout comme l'improbable pochette qui emballe ce concept album. Au moment de sa sortie, le vinyle n'obtiendra qu'un succès d'estime. D'une part, il est éclipsé par le dernier opus majeur de Yes (« Going for the One »), qui le suit de trop près. D'autre part, à cette époque, presse et public commencent à se désintéresser massivement du Prog. Néanmoins, il annonce la future collaboration entre Jon & Vangelis, qui très épisodiquement restituera un niveau de qualité aussi respectable.
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