Après avoir sorti le remarquable "Siamese Dream", nous nous demandions comment le quartet de Chicago allait manœuvrer pour s'extraire du post grunge au sein duquel il semblait s'être abandonné corps et âme. "Mellow collie and the infinite sadness" dissipe toutes nos appréhensions. D'abord il est double. Vingt-huit morceaux pour plus de cent dix minutes. Une sorte de concept album découpé en deux volets. Sous-titrés "Dawn to dusk" et "Twilight to starlight". Le premier morceau de plastique est essentiellement découpé dans le heavy metal. Mais exempt de clichés et épargné d'accès de nombrilisme gratuit. Un métal limpide, effilé, efficace. Parfois teinté d'une pointe d'exotisme (Tea Party?) ; mais le plus souvent luxuriant, écorché, torturé, tailladé par le timbre vocal âcre, ricanant de Billy Corgan qui épanche ses lyrics existentiels fignolés, intrigants, empreints de mélancolie. Certains climats frôlent même parfois l'intensité exaltante de Led Zeppelin. D'autres, plus somptueux réveillent entre notre for intérieur, le monde prog rock des seventies. Surtout lorsque le mellotron ou la section de cordes s'en mêle. Le deuxième volume se révèle beaucoup, beaucoup, plus recherché, plus expérimental, mais sans jamais tomber dans l'abstrait. En poussant le bouchon, nous pourrions imaginer qu'il a été aussi finement sculpté que « Sgt Peppers » ou « Abbey Road » des Beatles. Les chansons sont bourrées de subtilités, d'effets spéciaux, de sonorités synthétiques. Mais injectées avec un tel à propos qu'elles n'altèrent jamais le produit fini. Plusieurs écoutes sont d'ailleurs indispensables avant de pouvoir commencer à percer le mystère de ce "Twilight to starlight". Et l'étonnement se mue progressivement en charme. Maintenant, nous vous déconseillons vivement d'écouter cette œuvre d'une seule traite. Votre citrouille (!) risque d'éclater, alors qu'à dose homéopathique, vous en découvrirez sans cesse de nouvelles saveurs...
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