CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 31 mai 2012 17:07

Isn’t anything (Remastered)

Le tout premier album de My Bloody Valentine a donc également été remasterisé. Enregistré en novembre 1988, le vinyle original était enrichi d’un 45trs emballé dans une pochette blanche, et recelait deux titres instrumentaux.

A contrario de « Loveless », les sessions d’enregistrement d’« Isn’t anything » se sont déroulée en deux semaines, le groupe ne dormant qu’un maximum de deux heures par nuit. Musicalement, si les fondations du shoegaze sont bien posées, on y ressent encore nettement les influences de Jesus & Mary Chain et de Sonic Youth. Le son est plus filandreux, sale et la combinaison des voix de Bilinda Butcher et du leader Kevin Shields est perfectible. Mais l’ensemble tient bien la route. Certains aficionados le considèrent comme leur album-référence. Sans doute à cause des climats contrastés qui oscillent du plus ténébreux à l’allègre, en passant par le lent et le plus effervescent. Et sans doute aussi parce qu’il a été moins produit. Pas sûr que Shields soit du même avis…

 

jeudi, 31 mai 2012 17:03

Neck of the woods

Troisième album pour ce quatuor californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement) que la presse compare souvent à Smashing Pumpkins. Hormis sur le titre qui ouvre l’elpee (« Skin graph »), et le plus grungy « Mean spirit », les influences originelles paraissent de plus en plus floues. Même la voix de Brian Aubert me fait davantage penser à celle de Green Gartside (Scritti Politti). Et c’est tout à fait flagrant sur « Gun-shy sunshine ». Deux titres affichent une texture nettement plus électro. Tout d’abord « The pit ». Les synthés caractéristiques et cette basse caverneuse évoquent inévitablement New Order alors que « Here we are (chance) » nous replonge dans un climat davantage réminiscent de « Kid A » voire d’« Amnesiac » de Radiohead (NDR : ces drums épileptiques !) Et si « Make believe » s’offre une jolie envolée ‘guitaristique’ à la Muse, il faut avouer que les références de Silversun Pickups se sont nettement diversifiées, sans pour autant déboucher sur un concept vraiment original. On y décèle même des traces de shoegaze qui parsèment l’ensemble de l’opus. Quant aux lyrics, inspirés par les films d’épouvante, les Cramps y avaient pensé avant eux. Sans quoi, l’album reste agréable à écouter de bout en bout. Ce qui n’est déjà pas si mal.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Road Rock Vol I / Friends and Relatives

Bien que grand admirateur de Neil Young, je dois reconnaître que cet album est un des plus dispensables qu'il ait commis à ce jour. Un disque ‘live’ qui réunit des extraits de sa dernière tournée aux States, accomplie en été dernier. Découpé en huit titres, il n'en recèle que deux véritablement intéressants. Soit les 18 minutes de " Cowgirl in the sand ", dans une version tout aussi électrique et vivifiante que celle qui figurait sur " Everybody knows this is nowhere ", et " All along the watchtower ", rehaussé par la présence de Chrissie Hynde, chanteuse des Pretenders. Seul inédit, " Fool for your love " ne passe pas la rampe ; il est beaucoup trop glacial. Et ne me parlez pas de " Tonight the night ", dont l'interprétation sans conviction fait injure à la mouture originale. Il existe même des bootlegs qui sont de meilleure qualité !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Silver and gold

En renouant avec l'introspection acoustique, Neil Young vient donc d'achever une trilogie qu'il avait entamée par " Harvest " en 1972, et étendue à " Harvest moon " en 1992. Pour enregistrer ce " Silver & gold ", Neil a bien reçu le concours de quelques potes. Dont les interventions minimalistes se limitent au piano, à la basse, à la steel, aux drums et aux backing vocaux. Des backing vocaux auxquels participent, tout aussi épisodiquement, Emmylou Harris et Linda Ronstadt ; Neil se réservant, bien sûr, le chant, la gratte sèche et l'harmonica. Agé aujourd'hui de 58 piges et responsable de 32 albums, Neil a voulu, en quelque sorte, faire le point, tout en jetant un regard mélancolique sur son passé. Et les dix nouvelles chansons de cet opus transpirent ce sentiment de nostalgie. Il avait bien reformé Crosby Stills Nash & Young l'an dernier. Le temps d'enregistrer un album et d'envisager une tournée mondiale. Aussi, si son " Buffalo Springfield again " n'est pas un appel du pied à ses anciens camarades, il y ressemble très fort. Neil possède toujours ce timbre vocal gémissant si caractéristique et ce sens mélodique terriblement contagieux. Malheureusement, il manque un petit quelque chose à ce disque pour atteindre le niveau de " Harvest ". Un peu comme si la magie ne parvenait pas à opérer son charme. Un peu comme si les compositions avaient un goût de " déjà entendu ". Pourtant, à mon humble avis, interprétées ‘live’, ces chansons prendraient une toute autre dimension...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

A rock in a weary land

Après avoir mis ses Waterboys entre parenthèses, pendant sept longues années, Mike Scott a décidé de revenir à la big music ; celle qui lui avait permis, à ses débuts, de soutenir la comparaison avec U2. Il avait bien, entre-temps, signé deux albums solo, " Bring' em all in " en 95 et " Still burning " en 97. Deux chouettes elpees qui étaient, fatalement et incompréhensiblement, passés inaperçus. Pour enregistrer " A rock in the weary land ", il a salué le retour de son saxophoniste fétiche, le bien nommé Anthony Thistlewaite ; et puis reçu le concours de Thighpaulsandra, mieux connu pour avoir conspiré avec Julian Cope, et plus récemment en compagnie de Spiritualized. Et le résultat est plutôt convainquant. Mike est toujours aussi possédé par la nature de la musique. Ses lyrics intelligents et empreints de poésie. En voulant faire donner sa musique comme le Londres de la fin du XXème siècle confronté au grotesque de la culture moderne, ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un message que Mike veut faire passer. Sa voix chaude, acide et chargée d'émotion. Encore que les quelques passages où il trafique son timbre, ne sont pas nécessairement judicieux. Hormis le dispensable " We are Jonah " et le confus " Dumbling down the world ", un peu trop calqué, à mon goût, sur " In a hite room " du mythique The Cream, le reste vaut son pesant d'eau précieuse. Depuis le torturé et luxuriant " Let it happen " au final extatique dans sa forme free jazz, " Crown ", en passant par les huit minutes somptueuses, lennonesques (" Mother " ?), de " My love is my rock in the weary land ", le poignant et contagieux " Is she conscious ? ", dompté par les palpitations de son piano sonore, le " Bowiesque " circa " Heroes ", le fluide " The charlatan's lament " et le tendre et irrésistible " The wind in the wires ". A 41 piges, Mike doit certainement se demander pourquoi le succès lui a aussi peu souvent souri. Pourquoi la bande à Bono continue de recueillir tous les lauriers, qu'il aurait tout autant mérités. Différence de recherche spirituelle, sans doute…

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

In the flesh

Roger Waters continue de tourner à travers le monde. Où il parvient encore à remplir des stades. Sa dernière tournée américaine a apparemment été un réel succès, puisqu'il a choisi des extraits de sets accordés lors de son passage à Portland, à Phoenix, à Las Vegas et à Irvine pour concocter ce double album. Qui recèle vingt-cinq titres en un peu moins de deux heures trente ! Des compositions issues de ses dernières expériences en solitaire, mais aussi et surtout du répertoire du Floyd. Et en particulier des opus " The Wall ", " Dark side of the moon " et " Wish you were here ". Sans oublier le célèbre fragment extrait de "A saucerful of secrets", "Set the controls for the heart of the sun" ainsi qu'une nouvelle chanson dédiée aux victimes anonymes qui ont été torturées en Afrique du sud, pendant l'apartheid, "Each small candle". Toujours en retard d'une guerre, l'ami Roger ! Pas la peine de tirer à boulets rouges sur cette œuvre, ni encore moins de lui vouer un culte. Waters et son backing band ont de la bouteille. C'est une certitude. Et le concours de James Guthrie à la production est un plus, c'est incontestable. Mais pour l'esprit rock'n'roll, faudra repasser. Ce double CD est donc destiné aux babas-cool qui ont la nostalgie d'un certain passé. Mais également à créer une ambiance intime pour un couple qui a envie de se réserver de gros câlins. Vous voyez le tableau : sofa, champagne, lumière tamisée, etc. Et en deux heures trente, on a vraiment tout le temps de prendre son pied (NDR : pas dans le tapis, hein !).

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Love medecine

Le défunt et mythique Talk Talk a peut-être trouvé en Hamish McIntosh un héritier naturel. Un Ecossais dont le projet The Wave Room a rameuté une flopée de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve Jah Wobble et le gourou du sitar Paul Wright. Pour un titre, c'est vrai. En l'occurrence " Houdini ", un composition irrésistible dans sa forme exotique overdubbée. Et puis surtout Robin Guthrie. Aux manettes. Ce qui ne l'empêche pas de donner de temps à autre l'un ou l'autre coup de sample, de guitare ou de basse. Découpé en dix fragments, ce " Love medecine " cultive la mélancolie douce, esthétique, en peignant des frémissements cinématiques à l'intérieur d'arrangements chatoyants, en développant des atmosphères synthétiques d'une grande richesse, des atmosphères balayées tantôt d'accords de guitare stellaires, de piano sonore, de chœurs délavés ou de l'un ou l'autre groove hypnotique, des atmosphères sur lesquelles se pose les lyrics poétiques de Hamish, qu'il chante d'une voix élégante et flottante. Cette œuvre devrait ravir les nostalgiques des Cocteau Twins, Dead Can Dance, His Name Is Alive et consorts…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Sing when you´re winning

Evidemment, difficile de restaurer sa crédibilité, lorsqu'on a transité par Take That. C'était pourtant déjà, il y a quatre ans. Au cours desquels, Robbie a quand même gravé trois albums. " Sing when you're winning " constituant son troisième. Un disque d'honnête facture, sans grand éclat, ni grande faiblesse. Agréable à écouter, sans plus. Là où l'intérêt de cet opus se met à croître, c'est lorsqu'on analyse ses clips et ses lyrics. Souvent censurés, ils traduisent, sur un ton pervers, confessionnel ou affecté, le mal être d'un personnage confronté à des problèmes comportementaux, mais également d'alcoolisme et de drogue. Et vu sa position de pop star, ils prennent une toute autre dimension. Enfin, pour être complet, sachez que Kylie Minogue échange ici un duo avec Robbie, sur " Kids ", single qui, comme par hasard, a de nouveau suscité la controverse en Grande-Bretagne…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Bastinado

Les deux-tiers de ce groupe sévissaient autrefois chez Kerbdog, un ensemble irlandais responsable d'un métal pur et dur alliant la férocité malsaine d'Alice In Chains et la précision militaire d'un Metallica. Wilt se veut plus pop. Canalisant sa colère et sa véhémence à travers une forme de punkcore à la croisée des chemins de Green Day et de Hüsker Dü. A cause des harmonies vocales sucrées, particulièrement soignées ; et puis du sens mélodique contagieux. Malheureusement, si cet album reste agréable à l'oreille, on ne peut pas vraiment dire qu'il brille par son originalité.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Live / Everything, everything

Tout comme les Chemical Brothers, Underworld appartient à la branche expérimentale de la musique électronique. Ce qui explique sans doute pourquoi j'y accorde beaucoup d'intérêt. En outre, lorsqu'une formation comptabilise dix-sept années d'existence, elle mérite un certain respect. Réduit à un duo depuis le départ de Darren Emerson (NDR : il a quitté le navire début de l'an 2000), Underworld nous revient cette fois avec un opus " live ". Constitué de fragments issus de différents concerts. Accordés tantôt lors du festival " Fuji " au Japon, " Coachella " de Palm Spring en Californie et " Glastonbury " en Angleterre. Huit titres en tout ! Karl Hyde et Rick Smith y démontrent toute l'étendue de leur talent à déverser d'énormes vagues d'émotions synthétisées sur (NDR : ou dans ?) la tête de leur public. Et ils le font avec tellement d'habileté et d'imagination que celui-ci finit par communier avec cette musique, répercutant ces vagues à travers leurs acclamations. Une sensation que l'on ressent très fort à la fin de l'elpee. Et en particulier sur le monstrueux de sauvagerie " Rez/Cowgirl ". Malheureusement, il y manque l'image. Ce qui explique sans soute pourquoi le duo a décidé de sortir une version de ce " Live/ Everything, everything ", en DVD…