TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Elevator tourist

Trio féminin amstellodamois, Seedling ne bénéficie de la collaboration du bassiste Bas Jacob, que sur les planches. Un musicien qui a quand même participé à l'enregistrement de cet opus, mais pour une seule composition, " Silver & blue ". Tout comme chez les Throwing Muses de la fin des eighties, cette formation adopte la formule vocale du dialogue décalé. Ce qui procure à leurs mélodies une forme plus complexe, plus underground. Des mélodies sculptées dans l'intensité blanche popcore. Qui peuvent même s'aventurer dans le semi funk blanc. A l'instar de " 27 hours ". Lorsqu'elles ne débordent pas d'adrénaline électrique. Maintenant, n'imaginez pas que Seedling marche sur les traces des Veruca Salt, Breeders, Belly, Juliana Hatfield et consorts. Il s'en inspire, c'est vrai. Mais plus encore de That Dog. A cause des interventions au violon de Susanne Linssen. Le plus souvent frénétiques ; surtout lorsqu'elles se fondent dans l'ensemble. Mais aussi grinçantes, à l'instar du dEusien " High on the downside ". Ou encore gémissantes et mélancoliques. Comme sur le minimaliste " Malice ". Le combo n'hésite pas non plus à tirer parti de la technologie moderne. Question de donner plus de mordant au groove. A un tel point qu'une chanson comme " Cool baby " aurait pu naître d'un hypothétique croisement entre Garbage et PJ Harvey. Rafraîchissant !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

I might be wrong / Live recordings

Le premier album ‘live’ officiel de Radiohead réunit des compositions écrites pour leur deux dernier elpees, "Kid A" et "Amnesiac", ainsi qu'une chanson qui avait été commise à l'époque de l'enregistrement du " OK Computer ". Intitulée " True Love waits ", elle n'avait toujours pas été reproduite sur CD. Enfin, officiellement. Un fragment minimaliste que Thom chante en s'accompagnant uniquement d'une six cordes acoustique. Les sept autres fragments nous replongent dans cet univers étrange, avant-gardiste, presque glacial, qui envahissait les deux derniers opus. Ce qui paradoxalement, n'empêche pas ces adaptations de libérer une dose d'émotion assez phénoménale. En fait, l'instrumentation basique a beau prendre ici le pas sur la technologie moderne, les morceaux sont tellement imprégnés du nouvel état d'esprit affiché par Thom Yorke, qu'ils conservent toutes leurs propriétés lugubres et douloureuses. Et à travers cette œuvre anti commerciale, on se rend compte que Radiohead manifeste de plus en plus le désir de revenir au cœur de l'underground. Quoique j'estime tout à fait paradoxal que les spectateurs aient dû débourser plus de 30 euros (NDR : faites le change en dollars, puisque les enregistrements sont issus de leur dernière tournée accordée aux States) pour assister à ce type de concert. Enfin, pour être tout à fait complet, sachez que l'opus est habillé d'une superbe pochette. Probablement une des plus belles de l'année !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Amnesiac

Alors que la presse spécialisée ( !?!?) martèle depuis plusieurs mois que le nouvel album de Radiohead sera aussi saignant et électrique que son best seller " OK Computer ", Radiohead vient de publier un deuxième volume de musique expérimentale. De quoi désorienter encore davantage les fans de la première heure. Pourtant, lorsqu'on sait que la plupart des chansons de cet " Amnesiac " sont issues des mêmes sessions d'enregistrement que " Kid A ", le résultat ne pouvait souffrir d'aucune équivoque. Le groupe d'Oxford avait même pensé, l'an dernier, sortir un double CD. Puis s'est ravisé. Histoire d'en remettre une couche.

Tout comme pour " Kid A ", je risque donc de me démarquer à nouveau de l'impression générale laissée par ce disque. Parce qu'il est fort intéressant. Plus aussi surprenant que " Kid A ", mais aussi instinctif et créatif, il nous précipite dans un abîme digital. Les onze titres qui le composent méritent en tout cas, une radioscopie individualisée…

Austère, crépitant sur un lit de percussions electro-tribales, " Packt like sardines in a crushd tin box " navigue aux confins de l'univers d'Aphex Twin. Parcouru par des accords de piano luxuriants, orageux, " Pyramid " (NDR : le single !) se glace littéralement au contact de la voix spectrale de Thom. Exercice de style étrange pour " Pulk/Pull revolving doors ", dont la robotique distordue est coulée dans le drum'n bass. Peuplé de lyrics rebelles, " You and whose army " marque le retour de la guitare ; et puis embrasse une construction mélodique plus conventionnelle, réminiscente même de " Karma police ". " I might be wrong " porte les stigmates métalliques du Led Zeppelin. Il ne nous mène pas pour autant en ballon. " Knives " constitue, à mon humble avis, la plus belle chanson de cette œuvre. Pas parce qu'elle a nécessité plus de 300 heures de travail, mais à cause de cette progression de cordes acoustiques et semi acoustiques, dont Johnny Marr avait le secret lorsqu'il sévissait encore chez les Smiths. " Morning bell " figurait déjà sur " Kid A ". Rebaptisé " Morning bell/Amnesiac ", il a subi un traitement davantage atmosphérique. Fragment le plus complexe de l'opus, enrichi d'orchestrations symphoniques somptueuses, pleine de " Verve ", " Dollar and cents " palpite sur un tempo hypnotique, krautrock dans l'esprit de Can. Exclusivement généré par des boucles, l'interlude instrumental " Hunting bears " était tout à fait dispensable. Avec pour seule toile sonore turntables et bandes passées à l'envers, la voix de Thom tisse le fil conducteur de la mélodie sur l'avant-gardiste " Like spinning plates ". Dernier fragment du morceau de plastique, " Life in a glasshouse ", est une composition plus ancienne. Dotée de lyrics aussi surréalistes que le " Whiter shade of pale " de Procol Harum, elle a été reciselée en studio pour la circonstance. Et le lifting est plutôt remarquable, puisqu'il implique toute une série de cuivres, dont la trompette de Humphrey Lyttleton. Un vétéran du jazz qui éclabousse la composition  ‘neworleanesque’ de son talent.

Oeuvre au climat particulièrement sombre, sinistre même, " Amnesiac " reflète l'état d'esprit plutôt torturé de Thom Yoke ; un personnage qui avoue avoir une obsession maladive de la mort, mais en même temps et heureusement, détenir la force d'âme pour vouloir rester en vie. C'est plutôt réconfortant…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Old Ramon

" Old Ramon " constitue le sixième album de Red House Painters. Pourtant, ce disque a failli ne jamais paraître et la formation ne jamais se remettre de ce coup du sort. En fait, les sessions d'enregistrement datent de fin 97 ; et le label major, chez qui RHP avait eu la mauvaise idée de signer, n'a pas voulu le sortir. Motif ? Pas assez commercial. Entre-temps, Mark Kozelek, chanteur/compositeur/guitariste et surtout leader du groupe, n'est pas resté inactif ; puisqu'il a gravé deux elpees solo (" Rock'n roll singer " et " What's next to the moon ") et trempé dans le monde du cinéma, comme scénariste et même acteur.

Finalement, RHP a atterri chez Sub Pop qui s'est empressé, après un reliftage, de l'éditer. Et croyez-moi, ce disque est remarquable ! Rien que les 11'24 de " River " valent leur pesant d'or. Et les 8'38 de " Between days ", à peine quelques carats en dessous. Deux chansons qui s'ébrouent sous une forme acoustique, puis s'électrifient insidieusement, progressivement, avant de s'irradier au contact de l'intensité blanche. Une intensité blanche tellement pure et envoûtante qu'elle en atteint l'âme. Une formule à laquelle Neil Young flanqué de son Crazy Horse et le Dinosaur Jr de John Mascis ont parfois recours. Mais de manière beaucoup moins atmosphérique. Car, s'il fallait mentionner une œuvre de référence, ce serait " If I could only remember my name " de David Crosby que je citerais. Pourtant, si le timbre vocal de Mark est toujours aussi lugubre, hanté, angoissé, indolent, sa musique est beaucoup moins pessimiste (NDR : je n'ai pas dit plus optimiste, nuance !). Ce qui permet aux mélodies d'embrasser une gamme d'émotions beaucoup plus large. De manifester beaucoup plus de relief, structure accentuée par un judicieux équilibre entre instrumentation acoustique et électrique. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Reveal

Le précédent elpee de R.E.M. R.E.M.onte déjà à 1998. Une œuvre R.E.M.arquable dans son audace, dans son concept expérimental ; mais sans doute trop complexe pour récolter un succès commercial d'envergure, auquel le groupe s'était habitué. Faut dire que le trio n'avait pas hésité à délaisser son instrumentation basique pour explorer toutes les facettes de la technologie moderne. Une formule qui n'a plus été reconduite pour " Up ", même si les boucles, synthés et autres gadgets électroniques continuent d'enrichir la solution sonore. Simplement, ils n'en constituent plus l'épine dorsale. Parce que les cordes de guitare moelleuses, carillonnantes, byrdsiennes, la ligne de basse agile, vigoureuse et les claviers chatoyants ont repris leurs prérogatives. Et la voix de Michael Stipe son leadership. Essentiellement constitué de ballades, le 12ème opus studio en 20 ans du combo souffre cependant parfois de la sophistication uniforme des arrangements. Surtout lorsqu'ils sont sculptés dans les orchestrations symphoniques. C'est d'ailleurs le seul reproche que l'on peut adresser à ce morceau de plastique. Sans quoi, il recèle d'excellentes surprises. A l'instar de l'irrésistible " Imitation of life ", du brianwilsonesque " Summer turns to high ", du single " All the way to Reno (you're gonna be a star) " ou encore de " The lifting ", réminiscent de Gary Newman. Coproduit par Pat Mc Carthy, "Reveal" a bénéficié du concours de Ken Stringfellow des Posies, de Scott Mc Caughey des Young Fresh Fellows et de Joey Waronker (Beck, Walt Mink) aux drums; un rôle que Bill Berry a délaissé depuis qu'il a quitté le navire. C'était déjà en 1997…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Short-staffed at the gene pool

Au sein de RUbY, on retrouve Leslie Rankine, chanteuse du défunt Silverfish, formation basée à Seattle dont le hardcore teinté de blues, hérité en ligne droite du Birthday Party, était réputé sulfureux et chaotique.

En retraversant l'Atlantique pour s'installer en Grande-Bretagne, Leslie a voulu changer radicalement de style. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa musique navigue aujourd'hui à des années-lumière de celle pratiquée par son ancien groupe. Digitale, électronique, technologique, elle adopte un profil trip hop que ne désavouerait pas Tricky, Morcheeba ou même Hooverphonic. Un trip hop sombre, sensuel, sophistiqué qui se singularise par ses motifs de funk et de jazz judicieusement dispensés. Et puis par la voix tendre, nonchalante et tellement attachante de Leslie. Mais si dans le style, cet opus est très agréable à écouter, on ne peut pas vraiment dire qu'il soit particulièrement novateur…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Long time ago

Hugo Race est australien. A l'instar de Nick Cave qu'il a côtoyé chez les Bad Seeds entre 84 et 88, sa musique est ténébreuse, filmique, urbaine, marécageuse, suscitant dans votre esprit la bande sonore d'un long métrage de série noire que vous vous souvenez avoir visionné, il y a bien longtemps. Une musique dont les racines sont profondément enracinées dans le blues. Un blues contemporain ; c'est à dire traversé par des tas de courants différents qui oscillent du rock au psychédélisme, en passant par l'industriel et l'expérimental. Un blues alimenté par des lyrics introspectifs, parfaitement assortis à la solution sonore.

L'ambiance n'est donc pas à la rigolade chez Hugo Race, même si elle n'est pas dénuée d'humour ; sombre comme vous pouvez l'imaginer. Pourtant, si vous vous prenez au jeu, le climat de ses chansons vous envahit et finit même par vous envoûter, laissant au plus profond de vous même une sensation de douce mélancolie. " Long time ago ", n'est pas un véritable nouvel opus de Hugo Race flanqué de son True Spirit, mais un double CD rétrospectif, comprenant des extraits de ses 9 albums studio, des raretés, des inédits et des prises live ; avec sur le deuxième disque une majorité de titres nettement plus blues…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The essential Radio Birdman (1974-1978)

L'histoire de Radio Birdman commence à Ann Arbour, dans le Michigan. Deniz Tek assiste aux concerts des Stooges et de MC5. Des événements qui vont le marquer à vie. En 1972, il part en Australie pour y étudier la médecine. A Sydney très exactement. Le soir il joue de la guitare en compagnie de quelques potes. Puis se produit au sein de formations locales. Mais progressivement cette passion prend le dessus sur ses études. Il rencontre alors Rob Younger, Pip Hoyle, puis Chris Masuak. Et décident de monter un groupe. Il recrutent alors un drummer, puis un bassiste, et se mettent à interpréter des reprises des Stooges et de MC5 (NDR : évidemment !), mais également de Blue Oyster Cult, Doors, Ventures et consorts. Et leurs prestations scéniques sont à la hauteur de leurs goûts musicaux : dévastatrices. Si bien que leur réputation de groupe violent les rend indésirables un peu partout à Sydney. Sauf à l'Oxford Tavern, où ils finissent même par établir leur quartier général. La formation finit pourtant par s'imposer au niveau national, devenant même le chef de file du mouvement punk aussie.

En 1978, Radio Birdman accompagne les Flamin' Groovies pour leur tournée en Angleterre. Leur musique est beaucoup trop élaborée pour les punks insulaires ; et puis surtout les musiciens portent des cheveux longs… Résultat des courses, le périple tourne à la débâcle et le groupe se sépare. Comme son titre l'indique, cette compile réunit des compositions écrites entre 1974 et 1978. 22 fragments très exactement, d'une musique énergiques, sauvage, c'est vrai ; mais caractérisée par une combinaison de riffs de guitare liquides et surf, de vocaux sournois, acerbes, et de claviers rognés, ‘manzarekiens’.

Depuis, Radio Birdman est devenue une référence incontournable pour toute la scène rock australienne. Qui à mes oreilles constitue une des plus intéressantes, mais des plus méconnues au monde. Au cours des deux dernières décennies, elle a enfanté les Died Pretty, les Scientists, DM3, les Moffs, The Wreckery, The Lime Spiders ou encore les Saints d'Ed Kuepper et de Chris Bailey. Sans oublier le Birthday Party de Nick Cave. Et la liste n'est pas exhaustive. A l'instar du Deniz Tek Group. Des New Christs, au sein duquel on retrouve Rob Younger, par ailleurs devenu le producteur des Celibate Rifles ; sans oublier les Screaming Tribesmen du chanteur Mick Medew.

Radio Birdman s'est reformé en 1996, le temps d'une mini tournée en Australie, mais n'a pas poursuivi l'expérience. Une chose est sûre cet opus est ‘essential’ !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The platinum collection

Dix ans déjà que Mercury nous a quitté. Le 24 novembre 91, très exactement. Il était atteint du SIDA. Diva à la personnalité extravagante (NDR : et le mot est faible !), Freddie (de son vrai nom Farookh Bulsara) était avant tout le chanteur de Queen, une formation britannique qui a rencontré un succès planétaire en jouant un hard rock teinté tantôt de rockabilly, de glam, de prog, de music hall, d'opéra, de musique de film, de funk ou de pop ; mais surtout en accumulant pendant près de vingt ans les disques d'or et de platine. N'empêche, et je dois l'avouer, j'ai toujours eu beaucoup de mal à digérer leur démarche, on ne peut plus nombriliste. Mais une chose est sûre, le groupe avait atteint la quasi perfection dans le domaine des arrangements vocaux. Particulièrement les chœurs à trois voix, dont la formation s'était fait une spécialité. Il suffit d'écouter le fabuleux " Bohemian Rhapsody " pour s'en rendre compte. Cette anthologie propose, en trois disques et 51 morceaux, le best du best de Queen. Tout y est. Y compris la collaboration menée entre le combo survivant et Bowie sur " Under pressure " et " Barcelona ", interprété par Freddie et la chanteuse d'Opéra Montserat Caballé. La compile épingle, en outre, la cover de " The show must go on ", réalisée par Elton John au Théâtre National de Chaillot à Paris et celle de " Somebody to love " par George Michael, accordée dans le cadre du Tribute Concert de Wembley. Un testament !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Echoes. The best of Pink Floyd

Je ne vais quand même pas vous refaire l'histoire du Pink Floyd. Il existe suffisamment de bouquins ou d'articles de presse, consacrés à ce dinosaure, susceptibles de répondre à ce type de demande. Mais venons en à ce best of. Un double. En 26 titres remasterisés et judicieusement répartis, il offre un aperçu assez succinct de l'œuvre du groupe.. Cependant, il ne réserve aucune surprise ni expérimentation de nature à perturber l'esprit du commun des mortels. Ce qui ne devrait pas empêcher ce double CD de bien se vendre. On y recèle bien " Astronomy domine ", " Set the controls for the heart of the sun ", " Echoes ", " One of these days " et puis deux classiques écrits par Barrett, " See Emily play " et " Arnold Layne " ; mais l'empreinte du " Dark side of the moon " est la plus présente. Et puis tout ce qui lui a été postérieur; et en particulier "The Wall". Pas de trace, cependant du " diabolique " (!?!?) " Lucifer Sam ", de " Cirrus mirror " et de " Nile song ", commis sur l'elpee " More ", ni aucune référence à " Atom heart mother ". Peut-être à l'occasion d'un prochain best of the best of…