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Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The essential Radio Birdman (1974-1978)

L'histoire de Radio Birdman commence à Ann Arbour, dans le Michigan. Deniz Tek assiste aux concerts des Stooges et de MC5. Des événements qui vont le marquer à vie. En 1972, il part en Australie pour y étudier la médecine. A Sydney très exactement. Le soir il joue de la guitare en compagnie de quelques potes. Puis se produit au sein de formations locales. Mais progressivement cette passion prend le dessus sur ses études. Il rencontre alors Rob Younger, Pip Hoyle, puis Chris Masuak. Et décident de monter un groupe. Il recrutent alors un drummer, puis un bassiste, et se mettent à interpréter des reprises des Stooges et de MC5 (NDR : évidemment !), mais également de Blue Oyster Cult, Doors, Ventures et consorts. Et leurs prestations scéniques sont à la hauteur de leurs goûts musicaux : dévastatrices. Si bien que leur réputation de groupe violent les rend indésirables un peu partout à Sydney. Sauf à l'Oxford Tavern, où ils finissent même par établir leur quartier général. La formation finit pourtant par s'imposer au niveau national, devenant même le chef de file du mouvement punk aussie.

En 1978, Radio Birdman accompagne les Flamin' Groovies pour leur tournée en Angleterre. Leur musique est beaucoup trop élaborée pour les punks insulaires ; et puis surtout les musiciens portent des cheveux longs… Résultat des courses, le périple tourne à la débâcle et le groupe se sépare. Comme son titre l'indique, cette compile réunit des compositions écrites entre 1974 et 1978. 22 fragments très exactement, d'une musique énergiques, sauvage, c'est vrai ; mais caractérisée par une combinaison de riffs de guitare liquides et surf, de vocaux sournois, acerbes, et de claviers rognés, ‘manzarekiens’.

Depuis, Radio Birdman est devenue une référence incontournable pour toute la scène rock australienne. Qui à mes oreilles constitue une des plus intéressantes, mais des plus méconnues au monde. Au cours des deux dernières décennies, elle a enfanté les Died Pretty, les Scientists, DM3, les Moffs, The Wreckery, The Lime Spiders ou encore les Saints d'Ed Kuepper et de Chris Bailey. Sans oublier le Birthday Party de Nick Cave. Et la liste n'est pas exhaustive. A l'instar du Deniz Tek Group. Des New Christs, au sein duquel on retrouve Rob Younger, par ailleurs devenu le producteur des Celibate Rifles ; sans oublier les Screaming Tribesmen du chanteur Mick Medew.

Radio Birdman s'est reformé en 1996, le temps d'une mini tournée en Australie, mais n'a pas poursuivi l'expérience. Une chose est sûre cet opus est ‘essential’ !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The platinum collection

Dix ans déjà que Mercury nous a quitté. Le 24 novembre 91, très exactement. Il était atteint du SIDA. Diva à la personnalité extravagante (NDR : et le mot est faible !), Freddie (de son vrai nom Farookh Bulsara) était avant tout le chanteur de Queen, une formation britannique qui a rencontré un succès planétaire en jouant un hard rock teinté tantôt de rockabilly, de glam, de prog, de music hall, d'opéra, de musique de film, de funk ou de pop ; mais surtout en accumulant pendant près de vingt ans les disques d'or et de platine. N'empêche, et je dois l'avouer, j'ai toujours eu beaucoup de mal à digérer leur démarche, on ne peut plus nombriliste. Mais une chose est sûre, le groupe avait atteint la quasi perfection dans le domaine des arrangements vocaux. Particulièrement les chœurs à trois voix, dont la formation s'était fait une spécialité. Il suffit d'écouter le fabuleux " Bohemian Rhapsody " pour s'en rendre compte. Cette anthologie propose, en trois disques et 51 morceaux, le best du best de Queen. Tout y est. Y compris la collaboration menée entre le combo survivant et Bowie sur " Under pressure " et " Barcelona ", interprété par Freddie et la chanteuse d'Opéra Montserat Caballé. La compile épingle, en outre, la cover de " The show must go on ", réalisée par Elton John au Théâtre National de Chaillot à Paris et celle de " Somebody to love " par George Michael, accordée dans le cadre du Tribute Concert de Wembley. Un testament !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Echoes. The best of Pink Floyd

Je ne vais quand même pas vous refaire l'histoire du Pink Floyd. Il existe suffisamment de bouquins ou d'articles de presse, consacrés à ce dinosaure, susceptibles de répondre à ce type de demande. Mais venons en à ce best of. Un double. En 26 titres remasterisés et judicieusement répartis, il offre un aperçu assez succinct de l'œuvre du groupe.. Cependant, il ne réserve aucune surprise ni expérimentation de nature à perturber l'esprit du commun des mortels. Ce qui ne devrait pas empêcher ce double CD de bien se vendre. On y recèle bien " Astronomy domine ", " Set the controls for the heart of the sun ", " Echoes ", " One of these days " et puis deux classiques écrits par Barrett, " See Emily play " et " Arnold Layne " ; mais l'empreinte du " Dark side of the moon " est la plus présente. Et puis tout ce qui lui a été postérieur; et en particulier "The Wall". Pas de trace, cependant du " diabolique " (!?!?) " Lucifer Sam ", de " Cirrus mirror " et de " Nile song ", commis sur l'elpee " More ", ni aucune référence à " Atom heart mother ". Peut-être à l'occasion d'un prochain best of the best of…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Complete B sides

En 1997, les Pixies avaient déjà fait l'objet d'une compile. Intitulée " The death of the Pixies ", elle réunissait, sous la forme d'un double CD leurs meilleurs titres ainsi que l'enregistrement d'un concert accordé peu après la sortie de " Doolittle ". Comme son nom l'indique, " Complete 'B' sides " rassemble les flips sides de leurs singles. Et contrairement à ce que vous pourriez imaginer, le résultat est loin d'être inintéressant. Parce qu'il ne s'adresse pas exclusivement aux archivistes ou aux collectionneurs. Bien sûr, on y retrouve l'une ou l'autre rareté. A l'instar de la cover du " Evil hearted you " des Yardbirds, interprété en Espagnol. Ou de l'adaptation surf du " Wave of mutilation ". Et puis des versions inédites. Mais le plus intéressant procède de la qualité des dix-neuf fragments sélectionnés sur ce disque. Des chansons dont la plupart auraient pu mériter une 'A' side, et dont certaines figurent sur l'un ou l'autre elpee du groupe. Et je pense plus particulièrement à " River Euphrates ", " Vamos ", " Into the white ", " Manta ray ", " Dancing in the manta ray ", " I've been waiting for you ", " Theme from Narc " ou encore de " Build high ". Bref de quoi vous replonger avec beaucoup de bonheur dans l'univers d'un des plus grands groupes de la planète qui a sévi entre 1986 et 1992; et puis de retrouver ces sonorités si caractéristiques constamment déchirées entre mélodicité et férocité, entre douceur et violence, qui devaient donner naissance à la popcore, mais aussi et surtout influencer le Nirvana de Kurt Cobain…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Special K (single)

"Special K" constitue le troisième single extrait du dernier album de Placebo, "Black market music". Mais le plus curieux, c'est que l'industrie musicale britannique vient de se rendre compte que cette chanson traitait avec une certaine condescendance des homosexuels, de la misogynie, de la haine et de la violence. Faut croire qu'elle n'écoute que les singles ! Sept titres quand même sur ce disque, dont des tas de remixes exclusifs, exercices de style opérés par quelques bidouilleurs aussi réputés que Timo Maas, mieux connu pour avoir remis en forme " Don't tell me " de Madonna, ou encore Phill Vinall. Pour être complet, sachez que " Slave to the wage " se paie quand même un sample du " Texas never whispers " de Pavement et que le disque recèle, sous la forme du CD rom, une vidéo du titre maître.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Freaked out and small

Nonobstant un premier elpee qui s'était vendu à plus de quatre millions d'exemplaires, à travers le monde, TPOTUSOA s'est séparé au cours de l'année 1997. Faut croire que les musiciens du groupe s'étaient quittés en bons termes, puisque l'an dernier le trio a décidé de se reformer, et dans la foulée d'enregistrer un deuxième album. Un disque pour lequel, il a reçu le concours de Duff Mc Kagan, le bassiste de Gun's & Roses, sur une des rares compositions punkysantes, " I'm mad ". en fait, " Freaked out and small " se révèle beaucoup plus éclectique, tâtant aussi bien du rock 'n roll, à la pop contagieuse, en passant par le gothique, le funk, le rockabilly et le garage, tout en laissant même la place à l'une ou l'autre composition plus tendre. Le titre final, " Headin out ", nous entraîne même dans un univers plus intense, plus mélancolique, que n'aurait pas renié un certain House Of Love ; alors qu'une chanson comme " Jazz guy " véhicule des lyrics dont le cynisme rappelle tout simplement Lou Reed. Etonnant, lorsqu'on sait que sur leur premier opus, les textes passaient pour être complètement ridicules, pour ne pas dire débiles. Beaucoup mieux équilibré, ce deuxième opus de TPOTUSOA n'est cependant pas d'une grande originalité. Par contre, il a le mérite d'être très agréable à écouter et de rendre de bonne humeur ; à l'instar du single " Tiny explosion " ou encore de l'allègre et fluide " Last girl on earth ", résultat d'une hypothétique rencontre entre Jerry Lee Lewis et les Stones…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The very best of Prince

Et une nouvelle compile pour Prince. Une! En fait, ce recueil destiné à célébrer les 15 années de carrière de Prince, réunit 17 fragments commis entre 1978 et 1983, dont une bonne moitié enregistrés en compagnie de ses groupes " The Revolution " ou " The New Power Generation ". Sans quoi, le disque recèle les inévitables tubes " Diamond and pearls ", " Purple rain ", " 1999 ", " When doves cry ", " Let's go crazy ", " Kiss " et " I wanna be your lover ", mais pas d'extrait de son premier opus, " For you ", pourtant paru en 1978…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

We love life

Jarvis Cocker avait déclaré que son nouvel album renouerait avec les thèmes de la terre, des arbres, de la nature. Des thèmes qu'il avait abordés au début des eighties. Il ne l'a pas fait. Ou plus exactement, il les a négociés sous un angle écologique et surtout satirique : ‘les rivières puent’… ‘les cerfs meurent sur les routes…’, etc. Le titre maître reprend même le discours, là où il l'avait laissé sur " This is hardcore ", son précédent opus. Mais le fait le plus remarquable de cette œuvre, procède du concours de Scott Walker à la production. Un compositeur de musique de film, mais aussi et surtout un chanteur mythique du music hall américain (NDR : il avait notamment popularisé les chansons de Brel aux States) qui a exercé une influence majeure sur des vocalistes tels que Bowie, David Sylvian, Marc Almond et Neil Hannon (Divine Comedy). Et de toute évidence, Cocker. Une collaboration qui ne pouvait donc qu'être fructueuse. D'autant plus que les personnages en présence avouent un goût prononcé pour les orchestrations et les arrangements soignés. Quelques morceaux explorent pourtant des perspectives sonores novatrices, pour Pulp. " Weeds II (the origin of the species) ", tout d'abord. Une composition tramée sur un r&b blues à coloration stax circa Temptations. Le hit potentiel " The trees ". Plus Blur que nature. L'enniomorriconesque " Wickerman ". Et puis surtout le final " Sunrise ". Dont le psychédélique atmosphérique n'est pas loin de Spiritualized. Tout un univers au sein duquel la voix tantôt déclamatoire, tantôt émouvante, croone sur fond sonore déchiré entre alternatif et pop, entre music hall et western spaghetti entre psychédélisme et symphonie. Un exercice de style plutôt complexe, au cours duquel Pulp s'en sort, ma foi, fort bien…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Immediately

Les musiciens qui composent ce tout nouveau groupe ne sont pas des néophytes ; puisque le vocaliste a fréquenté les Peeches, un des guitaristes milité au sein de St James Infirmary et l'autre Nuisance, alors que le bassiste a transité par The Cutz et le drummer pilonné les fûts chez Heart Of Snow. Un quintette californien, d'Oakland très précisément, responsable d'une musique très énergique, sensuelle, sale, que la presse spécialisée a déjà étiquetée de punk soul boogie. Une chose est sûre, à l'écoute des six titres de ce mini elpee, les influences de formations nées à la fin des sixties et au début des seventies sont légion. Depuis les Stones (NDR : pensez à " Jumpin' Jack flash " et à " Street fighting man ") aux Stooges, pour la frénésie électrique échangée entre les deux guitares, en passant par les Standells (NDR : à cause du climat franchement garage/psychédélique), et enfin Bowie et les New York Dolls, dès que la solution sonore se teinte de glam. Bref, un combo qui doit certainement déménager sur les planches. Un seul bémol, la voix un peu limite de Christopher Applegreen…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Blueprint for a sunrise

Nonobstant ses 58 balais, Yoko Ono continue de militer pour la condition féminine. Et cet engagement s'est toujours traduit à travers son art. Un art qu'elle a toujours voulu avant-gardiste Que ce soit la photo, la peinture, la gravure, le dessin, la poésie et bien sur la musique. Un engagement qui transparaît, bien évidemment, à travers les lyrics de ces chansons. Et c'est encore le cas sur " Blueprint for a sunrise ". Elle y a bien fait quelques concessions à la pop, mais uniquement sur le plan mélodique. Et encore, pas sur toutes les compositions. Spoken word, expérimentations et improvisations (dont un " Mulberry " immortalisé live au Tramp de New York City le 3 avril 1997) fleurissent au milieu de chansons à la fois exquises et fouillées. Telles que " It's time for action ! ", sorte de fragment à la fois découpé dans l'avant funk, peuplé de chants interprétés en langues différentes et balisé par un groove contagieux. Le syncopé, nappé de claviers manzarekiens " Wouldnit 'swing' ". " Is this what we do " également. Un titre dont le picking de guitare hispanique est brodé sur des motifs de guitare électrique particulièrement décapants. Et puis, l'étonnante finale " Are you looking for me ". Entamée sur un tempo aride, capricieux, digne de PJ Harvey, elle s'évapore dans une nature où la quiétude n'est troublée que par le chant des oiseaux. On se croirait revenu à l'époque de " More " du Floyd ! Pour enregistrer cet opus, Yoko a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs, dont son fils Sean ; et puis de Rob Stevens à la production. Une œuvre assez surprenante, un instant délicate et veloutée, le suivant félin et frénétique. Faut dire que la voix très caractéristique de Yoko y est aussi pour quelque chose…