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Stéphane Deroubaix

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mardi, 25 juillet 2006 03:00

The Arockalypse

Qui aurait pu penser qu’un jour, un groupe de métal, affichant de surcroît un look à faire pâlir de jalousie les affreux de Gwar, remporterait haut la main le concours de l’Eurovision ? Hard Rock Hallelujah !!! Voilà trois mots qui résonnent dans beaucoup d’oreilles tel l’hymne de la victoire du rock couillu sur la variété mielleuse la plus stéréotypée. Il aura fallu que des types déguisés en monstres s’en mêlent pour entendre autre chose que des rengaines plus kitch les unes que les autres dans cette compétition guindée. Le public commencerait-il à se lasser des copies carbones de Lorie et autres nymphettes siliconées ? Ce qui est certain c’est que la famille métal s’est mobilisée ce soir là pour bousculer les traditions. Affreux les Lordi ? Finalement ces musiciens ‘d’un autre monde’ ne ressemblent-ils pas aux jouets des enfants d’aujourd’hui?

Insulté publiquement par un Michel Drucker qui a véritablement disjoncté (du grand journalisme !) en cette belle soirée de victoire, Lordi, même s’il ressemble à une parodie, est à prendre très au sérieux. Son album « The Arockalypse » se défend remarquablement bien. Chaque titre est un single en puissance, chaque refrain constitue une mélodie imparable, un véritable hommage au hard rock et surtout au hard FM des années 80. Car des petites merveilles comme « Supermonstars », « The Night of the Loving Death », et bien évidemment « Hard Rock Hallelujah », évoquent la période eighties d’Alice Cooper, les groupes Pretty Maids ou Signal, les hits taillés par Desmond Child pour des dizaines d’artistes rock. D’autres font référence aux figures incontournables du hard, comme Accept ou Twisted Sister. Dee Snider et Jay Jay French font d’ailleurs une apparition sur « The Arockalypse », tout comme ce bon vieux Udo Dirkshneider qui pousse la chansonnette sur le très puissant « They only Come out at Night ». Petite mention spéciale à la superbe balade « It Snows in Hell » (NDR : rien que ce titre !) qui donne autant de frissons que l’émouvant « Soldiers of Fortune » de Deep Purple.

Tout comme Apocalyptica, Theatre of Tragedy, Nightwish et Tristania, Lordi débarque de Finlande, contrée qui est devenue une véritable pépinière d’excellents groupes de métal. Ce troisième opus est une authentique bombe à succès. Même les sourds ne résisteront pas au phénoménal refrain de « Supermonstars » bouclant un album qui figurera sans nul doute dans les polls de fin d’année. Historique. Somptueux autant que monstrueux ! Et indispensable dans la cédéthèque de tout bon métalleux qui se respecte.

 

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Liberation Transmission

Pour ce groupe de néo-métal gallois, formé en 1997, tout s’est accéléré en 2000 lors de l’engouement suscité par l’album « The Fake Sound of Progress » et une série de prestations remarquées, notamment aux côtés de Linkin Park et des Deftones. Cartonnant en 2004, le single « Last Train Home » a confirmé la capacité des Lost Prophets à faire bouger les foules. Cataloguée ‘émo’, la musique du combo a depuis beaucoup changé. Son néo métal énervé a laissé place à un rock davantage hybride qui ravira autant les adeptes de Sum 41 que les premiers fans de Korn (NDR : ce sont souvent les mêmes !). Le groupe évolue, mais n’en reste pas moins fidèle à ce que les amateurs du genre pouvaient attendre de lui.

Ouvrant les hostilités, « Every Day Combat » démontre à lui seul que le son ne s’est pas radicalement métamorphosé. C’est pourtant Bob Rock qui assure la production ! Bob Rock, l’homme qui a tué Metallica pour les puristes. Une pièce telle « A Town Called Hypocrisy », chanson surprenante au refrain accrocheur et énergique, a toutes les qualités pour tourner en heavy rotation sur Pure FM ou Studio Brussel. De belles lignes de basse et un chant propre, mais pas trop, sont aussi des caractéristiques de cette nouvelle livraison d’un Lost Prophets de toute évidence au sommet de sa forme. Nous ne sommes pas spécialement des inconditionnels de ‘néo’, mais il faut reconnaître que cette plaque est fort agréable à écouter, même si elle n’apporte pas de nouvelles théories révolutionnaires en matière de métal pour ados.

 

lundi, 08 septembre 2008 03:00

An Overdose of Death

Bruyante, rapide et dynamique, cette troisième livraison du combo américain de trash black punk, conserve une approche du son minimaliste, tel un Dead Kennedys, et sème le chaos de la première à la dernière plage. Toxic Holocaust a décimé les salles de concerts du Continent aux côtés de Municipal Waste, formation dont il partage un certain sens de l’humour malsain, et son appétit vorace de riffs lourds et acérés hérités de la scène trash des années 80. Puissant et dévastateur, radical et sans concession,  « An Overdose of Death » emprunte autant à Celtic Frost, Bathory ou Slayer qu’à The Exploited et surtout Discharge, son influence majeure. « Wild Dogs », « Nuke the Cross », « Future Shok » ou « Death from Above » sont autant de glaviots qui secouent l’auditeur avec une force inouïe. Tout droit sorti des entrailles de l’enfer, le combo apocalyptique s’est même payé le luxe de s’offrir une production signée Jack Endino (High On Fire, Soundgarden…) Dangereux !

 

mardi, 12 août 2008 03:00

Punkgasm

Pour celles et ceux qui, à l’instar de votre serviteur, découvrent cette formation pour le moins atypique, Don Caballero est une formation originaire de Pennsylvanie, formée en 1991 et relevant du courant math rock. Wikipédia : ‘le terme de math rock est appliqué à certaines formes de rock expérimental qui ont émergé vers la fin des années 80 et dont la principale caractéristique est la complexité des rythmes ainsi que l’enchaînement et la mise en place des riffs/mélodies, souvent dissonants. Ce style peut être rapproché dans une certaine mesure du post rock, dans lequel sont habituellement classés certains groups de math rock, bien que le premier puisse être différencié par un jeu de batterie généralement influencé par le jazz.’

Don Caballero, dont l’homme fort n’est autre que l’excellent batteur Damon Che, donne naissance à un « Punkgasm » en forme de suite logique au sous-estimé « World Class Listening Problem ». Plus que jamais, le groupe mérite bien son titre de chef de file de ce fameux mouvement math rock. Du déboussolant « Loudest Shop vac in the World » au plus conventionnel titre maître, le quatuor s’évertue à déstabiliser l’auditeur, peaufinant encore sa marque de fabrique, caractérisée par une métrique en cinq temps, avec l’utilisation massive de mesures asymétriques et des variations incessantes de rythmes… du rock mathématique quoi ! On pense parfois à Pelican, Sonic Youth ou Fugazi, mais Don Caballero pousse le bouchon encore plus loin, et donne à son rock un caractère épileptique, quitte à en devenir agaçant. Quand on navigue entre furie free jazz, punk désinvolte, rock hyper intellectualisé et expérimentations suicidaires, on a peu de chances de drainer le public des BB Brunes ou de Poulycroc… Uniquement pour auditeurs avertis !

 

mercredi, 13 août 2008 20:04

Mankind’s Biopsy

A la fois corrosif et hautement énergique, le style de Furies, nouveau combo metal belge est né d’un assemblage aussi divers que le trash, le heavy, l’horror punk et le néo metal. Privilégiant le son old school, malgré tout, le groupe issu de la région du Centre a récemment investi les studios pour donner naissance à ce mini CD 5 titres des plus prometteurs !

Original et créatif, Furies se démarque par la qualité de ses mélodies, la puissance de ses riffs et le chant rauque et glacial de Aida qui, involontairement peut-être, nous replonge dans un des chefs d’œuvre du punk metal des eighties. Le « Coup d’Etat » des Plasmatics. La chanteuse des Furies serait-elle la Wendy O’ Williams belge ? On attend des prestations live de nos compatriotes et surtout la sortie d’un véritable premier album pour s’en convaincre.

 

mardi, 18 avril 2006 03:00

Hosannas from the Basements of Hell

La sortie d’un album de Killing Joke est toujours un évènement. Digne successeur de l’épileptique album jaune de 2003, « Hosannas from the Basements of Hell » est la bande son de l’apocalypse et confirme que la blague qui tue restera encore longtemps un combo de première ligne. Absolument incroyable, renversante, la douzième œuvre studio de la bande à Jaz Coleman peut décevoir à la première écoute (impression de redite), mais la dépendance à ces 9 titres, tous monstrueusement bons, se produit dès la deuxième audition. Les parrains du punk indus des années 80 n’accusent pas le poids des années, se complaisant dans un monde noir et violent, tout en mélangeant leur métal ultra contemporain à des sonorités technos ou à des envolées world. Une sorte d’exutoire où les Anglais barrés semblent cracher tout ce qu’ils ont sur le cœur avec de nombreuses références mystiques. Plus on se passe les morceaux, plus on se rend compte de l’incroyable puissance qui émane de chacun d’eux. Les hypnotiques « Invocation » et « Implosion » font oublier l’absence d’un Dave Grohl dont la frappe avait donné un caractère particulièrement couillu à l’album incontournable de 2003. « Hosannas » l’est tout autant ! La plupart des titres sont des hymnes en puissance ; et en particulier « Majestic », une pièce maîtresse qui ne saurait mieux porter son nom. Riff de plomb répétitif et entêtant, rythmique obsédante, les Allemands la qualifieront, sans nul doute, de Tanz Metal. Mais le terme est bien trop réducteur pour un combo qui, après 25 ans de carrière, réussit à chaque sortie d’album une totale remise en question. On ne peut que s’incliner devant une telle classe !

mardi, 25 avril 2006 03:00

Live Vengeance 82 – Dvd

Certains reprocheront au Priest de multiplier les produits, et particulièrement les DVD’s, à l’instar de leur compatriote Iron Maiden. Après deux VHS filmées aux States, un DVD shooté à Londres, Judas Priest rendait enfin hommage à l’un des premiers pays l’ayant consacré star, le Japon, en concoctant il y a quelques mois le très réussi DVD « Rising in the East ». Et voilà que le porte-monnaie du fan est une nouvelle fois sollicité par la sortie de ce « Live Vengeance 82 », soit le témoignage en public d’un groupe au sommet de son art !

Enregistré le 12 décembre 82 à Memphis durant la colossale tournée « Screaming for Vengeance world Tour », le set est la parfaite illustration de la fureur et de l’énergie dégagées par les metal gods, au début des années 80. Epoustouflant de charisme, bardé de cuir et d’acier, Rob Halford monte dans les aigus. Il arpente la scène de long en large, fait hurler un Coliseum bondé, tandis que la paire de guitariste KK Downing/Glen Tipton réalise quelques performances guitaristiques notoires, aussi bien dans les parties rythmiques que les soli. Pour l’époque, le jeu de scène est démesuré ; et le light show à la hauteur de l’énergie communicatrice des hits du combo qui s’enchaînent dans un déluge de décibels.

Une setlist à faire baver le Priest Maniac le plus intransigeant : « Electric Eye », « Riding on the Wind », « Heading out to the Highway », « Metal Gods », « Bloodstone », “Desert Plaint”, “The Ripper”, “Diamonds and Rust”, « The Green Manalishi »,…..impossible de tous les énumérer, mais force est de constater que bon nombre de ces classiques ne sont plus interprétés depuis des années par la bande à Halford. Quelques gros plans sur le visage du chanteur en plein effort sont assez réussis. Le son est très bon ; mais il faut cependant relever quelques petites imperfections sur certains plans qui auraient pu être retouchés plus minutieusement. Néanmoins, l’ensemble reste plus que satisfaisant. Par contre le fan est en droit de s’étonner de ne trouver aucun bonus sur ce DVD. Que dalle ! Disposant d’un budget bien plus conséquent que certains groupes underground qui en donnent toujours plus, la formation aurait pu faire un petit effort, en ajoutant - par exemple - des images backstage ou l’un ou l’autre vidéo clip rare de la période eighties. Au prix où sont vendus les DVD’s actuellement, ce ‘petit détail’ méritait d’être souligné. Mais si vous aimez, avez aimé ou ne connaissez pas Judas Priest, cet objet est absolument indispensable. La tournée de 82 reste un moment mythique de l’histoire du heavy métal.

mardi, 05 septembre 2006 03:00

A Matter of Life and Death

Le très décevant “Dance of Death”, livré par la Vierge de Fer en l’an 2003, a refroidi plus d’un fan, pourtant à nouveau confiant depuis le retour du sieur Bruce Dickinson derrière le micro. En excellent gestionnaire, Steve Harris, leader incontestable du combo issu de la N.W.O.B.H.M. (New Wave Of British Heavy Metal), a compris qu’il était impératif de redresser la barre et d’offrir aux nombreux aficionados un album digne de Maiden. Non seulement « A Matter of Life and Death » est largement supérieur à son prédécesseur, mais il manifeste davantage d’unité tout en parvenant à surprendre dans sa construction, entre tradition et modernité. Bien entendu, il n’est nullement question ici d’un nouveau « Piece of Mind », mais sans nul doute du meilleur Maiden depuis le come-back de Bruce. La thématique développée est l’absurdité de la guerre, et les amateurs de longues constructions à tiroirs seront enchantés.

« A Matter… » ne recèle que deux titres courts, dont « Different World ». Caractérisée par sa rythmique accrocheuse et son refrain sympa, sans pour autant s’avérer novatrice, cette plage ouvre l’album. Du pur Maiden. Les choses deviennent nettement plus sérieuses dès « These Colours don’t run ». Parcouru de solos, ce titre s’achève par un gros break jouissif ! « Brighter Than a Thousand Suns » est un des fragments à découvrir en priorité. Le faux rythme lancinant, l’alternance du chant clair et hurlé, le son de guitare à la Metallica (inhabituel chez Maiden) et la cavalcade effrénée entretiennent une atmosphère inspirée de « Powerslave ». Probablement un futur classique pour la scène. Autre titre court de l’album, « The Pilgrim » constitue aussi et certainement le plus accessible. Intro celtique talonnée par un tempo à la limite du trash, sonorités arabisantes, le morceau aurait pu se muer en single, si le refrain avait été un chouia plus accrocheur. Il reste néanmoins un excellent moment de l’album.

Tout comme « The longest Day », inspiré par le film « Le Jour le plus Long ». Sombre, grave et solennel à la fois, la musique monte progressivement en force tandis que Nicko Mc Brain frappe ses fûts pour donner l’illusion de rafales de canon. Une réussite incontestable ! Quiconque a flashé sur la semi-ballade « Children of the Damned » de l’incontournable « Number of the Beast » ressentira des frissons dès les premiers accords, exécutés à la guitare sèche, de l’émouvant “Out of the Shadows”, titre surprenant qui rappelle la ‘grande époque’. Lorsque Steve Harris et ses acolytes se mettent à composer des power ballads, l’effet est instantané. Souvenez-vous de « Remember Tommorow », « The Prodigal Son », et surtout de ce chef d’œuvre précité issu du « Numéro de la Bête ». « Out of the Shadows » s’inscrit tout à fait dans cette lignée. Un single potentiel ! C’est pourtant le solide « The reincarnation of Benjamin Breeg » qui a été choisi pour annoncer la venue du nouvel enfant de la Vierge de fer !! Le skeud débute par un long passage quasi narratif, avant de débouler sur une énorme rythmique heavy destinée à faire taper du pied les fans de la première heure. Sur chaque production maidenesque figure un long morceau épique, comme Harris en raffole. Dissertant des religions, le magnifique « For the Greater Good of God » donne forcément un petit air de ‘déjà entendu’, et nécessitera plusieurs écoutes avant d’être bien assimilé. Malgré sa référence à « Where Eagles Dare » (Piece of Mind), « Lord of Light » est la composition la plus faible de la plaque. Heureusement, « The Legacy » redresse la barre et boucle l’album de façon époustouflante ! La longue intro acoustique ne fait qu’accentuer le côté heavy, façon « Sacred Heart » ou « Holy Diver » de Dio.

Notons enfin que « A Matter… » est disponible dans une version CD limited édition avec slipcase et DVD bonus, mais aussi dans un autre format cher aux collectionneurs. Un splendide double vinyle picture-disc, sous un format encore plus limité, c’est de bonne guerre…Iron Maiden est de retour, et Eddie n’est pas spécialement de bonne humeur !

 

 

mardi, 19 septembre 2006 03:00

The Codeïne Session Ep

Pour faire patienter les fans du sauvage « Cowboys coffee n’burned Knives », le plus puissant trio belge actuel nous balance « The Codeïne Session », un maxi cinq titres concocté aux States en compagnie d’une pléiade d’invités (Chris Goss, Brant Björk…). Enrichie de deux clips exclusifs réalisés par Marco Laguna, la pièce est limitée à 1000 copies numérotées. Lors de l’album paru en 2004, le ‘géant vert’ puisait son inspiration dans les racines les plus profondes du rock, avec l’arrogance du punk et la puissance sonique du hard rock des seventies. Proche à la fois des Stooges, d’AC/DC, de Marvin Gaye et de Black Sabbath, la musique du combo était diantrement puissante et ralliait les amateurs de stoner comme les plus furieux des punks ! Osons espérer que ce maxi CD n’est qu’une parenthèse dans la carrière de Hulk, car si l’originalité et l’innovation sont bien au rendez-vous, la sauvagerie spontanée des premières années a totalement disparu. Moins métallique, plus orientée pop/alternatif - hormis le très bon « Keep Talking » - les nouvelles compos nous font craindre le pire ! Enregistré cet été, un nouvel album devrait voir le jour… cet hiver. S’il est du même calibre, Hulk perdra ses aficionados de la première heure pour séduire un public plus hétéroclite. Affaire à suivre…

mardi, 01 juillet 2008 21:00

Gods of the Earth

Il est vrai qu’à la vue de la pochette de « Gods of the Earth », on s’attend à se farcir un nième combo à la sauce Manowar, Hammerfall, Rhapsody ou toute autre formation abusant des pires clichés du heavy metal épique… Que nenni ! The Sword pratique un metal irrigué de doom et de stoner, entretenant également quelques affinités avec le hard US des années 80.

Déjà, sa première offrande « Age of Winter’s », parue en 2006, s’était révélée comme une secousse tellurique, une bien bonne claque que les connaisseurs du genre ont tous reçu en pleine poire, sans avoir eu le temps de crier ‘ouf’ !

Cette deuxième plaque marche sur les traces de la première rondelle de ces Texans qui n’ont pas pour modèles les groupes de rock sudiste ou de country régnant en maîtres dans cette partie des Etats-Unis. Ils appliquent les bonnes vieilles recettes du doom, en y incorporant des riffs charpentés, un son de guitares ‘à l’ancienne’ et des harmonies crasseuses à souhait. The Sword véhicule des compos chargées de limaille et de poudre, et instaure un climat sauvage, comme une sorte de retour à l’état brut et primaire du hard rock. Bref, il revient à l’essentiel et recentre le metal américain, le ‘recalibre’ en ‘reculant pour mieux sauter’. L’œuvre ne s’adresse pas aux fans de Korn ou de Kid Rock, mais bien à des metalleux attachés à toute une série de valeurs. Chaud devant !

 

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