RotoR joue de la musique instrumentale depuis 1998, scande une bannière sur le site du groupe berlinois. Comme si, franchement, c’était quelque chose de vraiment bien. Chacun ses goûts, mais personnellement, le stoner, sans chanteur et, pour ainsi-dire, dépourvu de soli de guitares, c’est hautement soporifique.
Qualifiez moi d’obtus si vous le désirez, mais j’ai franchement beaucoup de mal à entrer dans le concept d’une musique, certes rythmique, mais dépourvue d’attraction vocale et de démonstrations techniques intéressantes. Alors d’accord, tout est dans l’ambiance et le paysage sonore. Sauf que question ambiance, RotoR se la joue spatiale et enfumée, à grand renfort de pédale wah wah. Vide spatial et brouillard hallucinogène, pour le paysage, on a vu plus joli.
Si excitation il y a, elle n’arrive, comme le chant, que sur la dernière piste, lors de la reprise du titre « Neatz Brigade » des doom métalleux américains The Obsessed (NDR : extrait de l’album « The Chuch Within », paru en 1994). Encore que, sans la voix de Scott ‘Wino’ Weinrich, ce n’est pas vraiment la même chose. Vous l’aurez compris, RotoR 4 ne m’a pas convaincu. Mais vous avez raison, je suis difficile.

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