Originaire de l'Oregon, dans le nord-ouest américain, cette formation s'est fixée à Austin. En 1997. Son line up réunit le chanteur/guitariste Willy Braun, son frère Cody, le violoniste/mandoliniste/harmoniciste, le guitariste et préposé à la lap steel David Abeyta, le drummer Jay Nazz et le bassiste Chris Schelske. Leur premier elpee, "Millican" est paru en 98. Deux ans plus tard, elle publie deux opus : "Acoustic : Live at Stubbs" et "The day". En 2003, elle signe chez Sugar Hill, écurie pour laquelle elle va graver plusieurs elpees. Joe Ely, légendaire chanteur de Honky Tonk, tombe sous le charme du groupe, et commence à vanter leur talent auprès de la presse. Le band passe ensuite chez Yeproc, pour lequel il édite "Bullett proof", en 2008.
"Somewhere in time" constitue un hommage au chanteur Pinto Bennett, leader des Famous Motel Cowboys, pionniers du style dans le Nord Ouest. Le combo reprend ici ses chansons. Lorsque l'on jette un œil sur la pochette, on découvre les cinq musiciens à cheval, sur fond de soleil couchant. De l’image à la musique, il n’y a qu’un pas. Nous sommes bien dans l’univers de la country… Mas pas seulement, car sur ce long playing, le rock a également sont mot à dire…
"Little Blossom" ouvre le long playing. Une ballade très séduisante. La guitare rythmique est largement amplifiée et entraîne les autres instruments. La voix de Willy est très caractéristique du style. La guitare prend un premier envol. Elle se situe bien en avant. Le quintet jouit d’un potentiel certain. Leurs mélodies accrochent instantanément ; et j’avoue un petit faible pour l’intense "The ballad of Elano Delson". Parfaitement construite, cette compo est marqué par la forte présence de Joe Ely ; mais également de ce mur de cordes, manifestement une marque de fabrique chez RK, sans pour autant dépasser certaines limites. L'orgue Hammond est bien planté dans le décor. Les nappes d’orgue adoucissent d’ailleurs les sonorités des grattes. "Bird on a wire" est lancé au galop. On imagine des cowboys soulevant un nuage de poussière, au fond de l’horizon. Cordes acoustiques et électriques se conjuguent sur cette ballade uptempo, pendant que le violon, bien saignant, vient dialoguer avec les autres instruments. Un autre sommet de ce "Somewhere in time". Illuminés par la présence divine de la lap steel guitare, "Ive done everything I could do wrong" et "Idaho cowboy" baignent dans la country la plus pure. Un style également embrassé par "I hold the bottle, you hold the wheel" et "You cared enough to lie". Lorsqu’il passe au country rock, Reckless Kelly est tout aussi convaincant. A l’instar de "Some people's kids" ou du magnifique "Pure quill". Leur expression sonore lorgne alors manifestement vers des combos alternatifs issus des 80’s comme les Long Ryders voire Green On Red. Dans le genre (NDLR : le Paisley Underground !), ils sont même devenus légendaires. En fin de parcours, l'ami Pinto Bennett est venu chanter son "Thelma", une ballade paisible et dépouillée. Avant que le superbe titre maître, une plage chargée d’intensité, ne referme l’œuvre. Excellent !

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