Dès leur premier essai, les Texans de The Sword avaient fait très fort. Un opus asséné sous la forme d’une grosse baffe alliant à la perfection stoner et doom à la Trouble. Sur son troisième effort, le combo transcende ses influences, sur fond de science-fiction et de heavy metal, à la fois moderne et avant-gardiste. Un troisième elpee qui élargit un spectre musical déjà très aride et groovy.
On sait qu’un troisième album est décisif dans la carrière d’un groupe. Il symbolise souvent la maturité et le savoir-faire. C’est le cas de « Warp Riders », le plus abouti des trois travaux. Déjà, la différence est palpable, vu le concours d’un producteur. En l’occurrence Matt Bayles, qui semble avoir tout compris des aspirations du trio. Dès le premier titre, on se sent en territoire connu. Les influences de Metallica et de Black Sabbath sont évidentes. Mais il n’est guère question de plagiat. Lars Ulrich en personne n’est-il pas le premier à clamer que la musique des Texans est comparable à ses formations favorites de la New Wave of British Heavy Metal ? Si bien que The Sword s’est payé le luxe de peaufiner ses nouvelles compos en assurant le support act de Metallica sur une kyrielle de date à travers l’Europe et les States.
En véritable pièce maîtresse, « The Chromancer I : Hubris », s’érige à partir d’une pyramide de riffs assassins, parfois blues, souvent seventies. De toute évidence, « Lawless Lands » apparaît comme un tube en devenir, tandis qu’une énorme surprise s’impose dès les deux premières minutes de « Night City », probablement le titre le plus ambitieux de la courte, mais prolifique carrière de ces héritiers d’Hawkwind, de Black Sabbath et de Blue Cheer. Du gros metal old school ni trop violent, ni trop technique, mais simplement envoûtant.

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