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Eatin’ dirt

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D’origine texane, Morry Sochat s'est établi à Chicago, en 1990. Dix ans plus tard, il décide d’apprendre à jouer de l’harmonica. Auprès d’un maître du style : Joe Filisko. Il monte ensuite ses propres formations : The Shakes, Tongue & Groove et enfin, the Special 20s, en 2005. L'année suivante, ce band publie son premier opus. Il est éponyme. Il est suivi trois ans plus tard, par "Swingin', shufflin', smokin'", un elpee produit par Nick Moss. Le groupe rencontre un franc succès et tourne inlassablement.

Début 2010, le combo entre en studio sous la houlette de Jimmy Sutton. Sutton est chanteur et bassiste. Il drive un ensemble de rockabilly, The Four Charms, un combo au sein duquel milite le remarquable guitariste Joel Patterson. Au sein du line up de Morry, figure deux six-cordistes, Jim St.Marie et Shoji Naito, le bassiste Ted Beranis et le drummer Marty Binder. Mais depuis 2010, il a engagé une petite section de cuivres : le trompettiste (également claviériste) Doug Corcoran et le saxophoniste Chris Neal.

L'album démarre en force par le titre maître, un superbe Chicago south side blues inspiré par Elmore James. Caractérisé par son célèbre riff à la slide, la compo déménage. Néanmoins, tout est parfaitement en place. Morry attaque "She's a betty" sur un tempo très rock'n'roll, la rage au ventre, l'harmo entre les dents. Invité, Brother John Kattke est très en verve au piano. St Marie égrène sa gamme de riffs à la Chuck Berry. Le rythme demeure soutenu tout au long de "Someone to love". Morry est au micro. Naitoa a pris le relais à l'harmonica. Guest prestigieux, Billy Flynn se réserve les cordes. Et il y démontre tout son talent. "Meet me in Chicago" change de registre. Au menu : swing et jazz. Une approche bien mise en évidence par les ivoires et la merveilleuse trompette de Corcoran. Dave Herrero est un tout bon gratteur. Il a forgé son expérience à Austin, avant de s'établir dans la Windy City. Il se met dans la peau d’Otis Rush pour nous balancer "Empty rockets". Et il réalise cette réincarnation avec un réel bonheur. Sochat tire enfin son épingle du jeu sur l'instrument chromatique, tout au long d’"Apple of my eye". A cet instant, il me rappelle même William Clarke. Et c’est un compliment! "Natural born lover" campe un boogie particulièrement fougueux. Jimmy Sutton (NDR : le producteur) a ramené sa guitare et marque de son empreinte "Riot up in love", un rock'n'roll déchaîné, de toute bonne facture, au cours duquel les musiciens en présence se mettent, à tour de rôle, en évidence, pendant que Morry souffle comme un forcené! Si "Yo-Yo" est parcouru par les interventions d’une slide, la finale, "Fried chicken & Waffles", trempe dans le swing. Deux reprises seulement. Tout d’abord le "Mother-in-law blues" de Don Robey, une plage qui figurait au répertoire d'Anson Funderburgh et de Sam Myers. Puis le "Telephone blues" de George Smith, un classique réservé à l'harmo chromatique. "Eatin' dirt » ne souffre d’aucune faiblesse. Un pur bonheur !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Morry Sochat
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Galaxie
  • Date: 2010-03-24
  • Rating: 5
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