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Hooverphonic

Erland and The Carnival

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Erland & the Carnival a le profil du ‘super groupe’. Et pour cause, au sein du line up, on retrouve Simon Tong (ex-Verve, Blur, The Good, The Bad & the Queen), David Nock (batteur de Paul Mc Cartney) ainsi que le guitariste/chanteur folk, Erland Cooper.

Les trois compères ont enregistré ce premier elpee au sein du studio ‘13’ de Damon Albarn, là où se sont déjà déroulées les sessions consacrées à des formations comme Gorillaz ou Blur. E&TC définissent eux-mêmes leur ‘folk/rock psyché’ comme le résultat d’une rencontre entre Ennio Morricone, Love, 13th Floor Elevator, Pentangle et Joe Meek. Rien que ça !!! Tout un programme pour ces Britanniques qui affichent fièrement leur culture littéraire et leur héritage folk en piochant dans les airs traditionnels, mais également dans les textes d’artistes comme Léonard Cohen, pour en imaginer des titres résolument modernes et enchanteurs.

L’album s’ouvre par une ballade écossaise, « Love Is A Killing Thing», qui annonce fièrement la couleur. Les autres titres sont à l’avenant. Passant d’une mélodie mélancolique à une rythmique plus pop, les treize plages s’enchaînent de façon surprenante.

Comment ne pas épingler, entre autres, le single « Was You Ever See » qui a fait le tour des ondes ou « My Name Is Carnival » emprunté au regretté Jakson C. Frank, sans oublier « Trouble In Mind » et « Gentle Gwenn »…

Les ingrédients sont savamment dosés pour une recette délicieusement plaisante : une cuillerée de folk britannique, une bonne dose de pop/rock, un soupçon de country et un petit fumet typiquement seventies ajouté pour la circonstance.

Une œuvre curieuse qui s’écoute attentivement, s’apprivoise d’écoute en écoute et ne lasse jamais.

Exactement comme lorsque, tout petit, on se faisait raconter à l’infini une belle histoire (toujours la même) avant de partir pour le pays des rêves, des aventures peuplées de magiciens, dragons et autres personnages imaginaires…

Qu’il est dommage de ne découvrir cet album que neuf mois après sa sortie. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’attendez plus une seconde et ruez-vous dessus…

 

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