Buzz au sein de la sphère électro, l’électro swing est dans l’air du temps. Lorsqu’il est combiné au speakeasy jazz, cette fusion alimente les nombreuses compilations ‘chill’ (NDR : pensez à la série « Hôtel Costes »). Et après le succès rencontré par « White Mink : Black Cotton », premier volume paru en janvier 2010, une suite était inévitable. Après 10 mois d’attente, place donc à une copie presque conforme du premier volume.
« White Mink : Black Cotton Volume 2 » exerce déjà des ravages en Angleterre. L’électro swing fait recette dans un maximum de clubs. Le public adore être bercé par les BPM fulgurants parcourus de vibrations jazz qui incitent à danser (NDR : difficile de faire autrement ?) Et la presse britannique se confond en articles dithyrambiques à l’égard de cette double galette parue chez Rough Trade. Sauf que la première plaque manque de véritables nuances. On accepte d’écouter volontiers quelques tracks, mais bien vite, la forme est un peu trop répétitive. Ca bouge, ça swingue et ça jazze, mais les belles voix, à petites doses, c’est mieux !
Place ensuite à la seconde plaque. Le changement radical dans toute sa splendeur ! Parce qu’elle fait vraiment la différence. A cause de ces titres imprégnés de jazz issu des 20’s et 30’s. Des morceaux remasterisés pour la circonstance. « Bei Mir Bist Du Schön » des Andrews Sisters ou encore l’efficace « Caravan » des Mills Brothers vous flanquent des frissons partout. Fermez un peu les yeux, ouvrez toutes grandes les oreilles et imaginez-vous un instant replongé au cœur de ces années folles, où cuivres, mélodies et rythmes faisaient bon ménage. D’un point de vue perso, j’épinglerai le magistral « Diga Diga Doo » du grand Duke Ellington & His Orchestra, au cours duquel le son craque et le pied tape en rythme ! Une merveille ! Privé de son second volet, « White Mink : Black Cotton » aurait fait pâle figure. Amputé du premier, il serait devenu un ‘must’…

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