La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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dEUS - 19/03/2026
Epica - 18/01/2026

Everything is good here/Please come home

Écrit par - Jérôme Broucke -

L'influence de Michael Gira (Swans) sur la musique actuelle est abyssale. Ou tout au moins sur la scène des States, et en particulier new-yorkaise. Retracer le parcours de ce personnage charismatique, qui hante moult cités obscures, relève du travail d'archiviste. Visuellement codifiées, les sorties du label du membre fondateur des Swans rassemblent le tout New-York underground, parfois même pour un seul pet de trompette. Cette interconnexion artistique propage insidieusement l'aura et les idées de Gira aux confins de la planète musicale. Si ce n'était que dans ce domaine. A titre d'exemple, sans essayer d'appesantir un disque léger, cette quatrième plaque d'Angels of light s'articule essentiellement autour de Thor Harris aux percus (vu du côté de chez Germano de Dead Can Dance), Larry Mullins aux drums (chez Mark Eitzel et récemment Iggy Pop) et de Dana Schechter la basse (Bee and flowers sur Neurot records, donc Neurosis). Voilà pour le noyau dur. Une multitude d'artistes, flanqués d'instruments plus improbables les uns que les autres, sont venus participer aux sessions d'enregistrement. Dont le violoniste Eszter Balint. Bénéficiant d'une telle distribution, l'évidence saute aux yeux : d'une manière ou d'une autre, travailler avec Gira implique non seulement l'idée d'avoir déjà été actif ailleurs, mais aussi, l'espoir d'en retirer quelque chose. A titre d'exemple et en exagérant à peine, aujourd'hui, un groupe comme Godspeed You ! Black Emperor n'existerait pas sous la forme qu'on lui connaît sans Gira. Alors, que dire d'Angels of light ? Simplement qu'il navigue au sein d'une forme de folk dark-ambient rock. Usant de sa voix tel un baryton, Gira couvre surtout dans le registre des basses ; mais un registre hypnotique, répétitif ou incantatoire, pas très varié dans le côté " down ", peut-être neurasthénique, qui colle parfaitement à la musique. Et même si le tempo s'accélère à de rares occasions, l'ensemble traîne la patte. Côté originalité, la présence d'une chorale d'enfants renforce le sentiment de candeur et d'innocence. Mais qu'est-ce que les enfants peuvent parfois se montrer cruels et méchants...

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