Issue de Flandre et apparemment de Bruges, cette formation est née en 1990. Elle avait commis son premier elpee, "Not invited", voici deux ans. " Feet & teeth " consitue donc son second opus. Un disque qui a bénéficié du concours Pieter Van Bogaert à la production. 7 plages ont été immortalisées 'live' au Noodle de Beernem, le 25 janvier 2003. Les quatre dernières ont été concoctées en studio.
En ouverture, "Never say die" semble vouloir nous emmener dans le pays des swamps. La guitare de Serge Geloen est réverbérée. Jan Van Acker souffle timidement dans son harmonica avant de conduire les parties vocales. Guitare et harmonica alternent les soli. La tonalité réverb de la guitare fait penser à Hank Marvin des Shadows. Le tempo demeure vif sur le R&B assez rockant "Not invited". La manière de chanter de Jan et la trame rythmique évoquent quelque peu certains titres de Golden Earring. Amusant ! Philippe Lefief à la basse et Laurenz Vandercoilden à la batterie imposent une rythmique très rock'n'roll sur "Don't know why". Ces Flamands ont vraiment l'art de chauffer une salle. Ils me font cette fois sérieusement penser à nos amis zélandais des Juke Joints (NDR : Where are you Pete ?). La reprise du "Where were you?" de Jim Suhler est coulée dans une rockin' blues d'acier. Et pour tracer un parallèle avec les Destroyers de George Thorogood, ils invitent Geert Van Steenkiste, sur les planches. Son sax furieux y rivalise avec l'harmo de Van Acker. "Money down" persiste dans le rockin' blues. Une ambiance enrichie par l'orgue Hammond du producteur Pieter Van Bogaert. Pieter est le mari de l'excellent chanteuse Ann de Bruijn et la sœur du guitariste Jan de Bruijn. Ils se côtoient chez les Blue Angels. Ils avaient déjà sévi au sein de l'excellente formation the Crew. De 1985 à 1990. Et puis chez Double Brown. En 95. Les Gators maîtrisent parfaitement le boogie. Ils le démontrent lors de la reprise du "Two time boogie" de Studebaker John. Le son est naturellement meilleur sur les plages studio. Des compositions maison parmi lesquelles "Walk the streets for money" se détache. Le tempo est modéré. Le son acéré de la guitare assez lugubre. Cette sonorité réverbérée est également entretenue par l'harmonica. "Treat me right" nous replonge dans une époque, née après le British blues boom. C'est à dire ce blues qui allait devenir la première vague du hard rock. Les compositions passent pourtant bien la rampe. L'harmonica se détache de la ligne dressée par l'orgue Hammond. Enfin, le son de ce chromatique libère une intensité dramatique pour introduire un "Strong man" à la une tonalité déjantée…

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