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Dreams are for losers

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Neal Walden Black Nous vient du Texas, mais vit aujourd'hui à Mexico. Agé de 44 ans, ce chanteur/guitariste est depuis si longtemps sur la route, qu'on pourrait l'imaginer usé par ce parcours de globe trotter. Chez lui, à San Antonio, il a d'abord écouté de la musique country, avant de goûter au blues des Johnny Winter, Hubert Sumlin ou Earl Hooker. Il fonde alors Dogman and the Shepherds. Il émigre ensuite à New York où il y monte ses Healers flanqué de Gib Wharton à la pedal steel guitar. Le groupe commettra deux albums : "Neal Black and the Healers" en 1992 et "Black Power" en 1994. Il rentre au Texas en 1998, pour y poursuivre sa vie de hors-la-loi désenchanté. Il concocte "Gone back to Texas" en 2000, avec le concours de l'harmoniciste Gary Primich.

Ce nouvel opus a été enregistré à Guadalajara, au Mexique. Un disque qui démarre dans un vrombissement de percussions. Les riffs profonds émanant des cordes de Black et l'harmonica gouailleur d'Oscar Michel embraient. Une belle entrée en matière, particulièrement électrique. Très hard, la guitare est prolixe. La voix de Neal est graveleuse, terriblement ravagée. Elle témoigne que l'homme a dû vivre d'excès. Mais l'ambiance explosive devient soudainement plus sereine, laissant alors la place à la voix suave de la Mexicaine Sara Valenzuela, le dobro de l'ami Gib Wharton, la guitare acoustique de Werther Ellerbrock et le banjo du leader. Quelle contradiction! La plage titulaire est un blues plutôt lent. Neal y récite ses paroles. Le piano d'Ivan Ocampo tisse des lignes mélodiques. La guitare s'aventure dans des phrases typiquement latino rock, largement amplifiées ; mais le doigté demeure très sensible. Résultat de luttes fratricides entre la guitare de Mr Black et la pedal steel de Wharton, "Take me" est une plage sculptée dans le country rock vivace. Neal chante de sa voix fatiguée "Hotel room in Mexico", une douce ballade très roots. Sa slide se réverbère dans un écho d'où se détachent un accordéon et une trompette. Ecrit par Willie Dixon, "It don't make sense" est un très beau blues atmosphérique. Le jeu de l'orgue Hammond est empreint d'une grande tristesse. Le désespoir est omniprésent. Le piano et l'harmonica se fondent dans l'ensemble. Et le duo vocal échangé avec Miss Valenzuela accentue davantage la douleur. En finale, Neal fait gémir sa guitare. Le mal de vivre nous envahit. "Shut up and confess" est imprimé sur un tempo rapide. La slide est torturée. Elle subit les derniers outrages avant d'être rejointe par le violon électrique de Cecilia Torres. Superbe instrumental, "Pigalle 4 am" baigne au sein d'une ambiance latino américaine de nuit parisienne enivrée. La guitare est d'une beauté immaculée. Une forme d'apaisement vous envahit. Une sensation renforcée par le piano de Ramirez et les percussions d'Hector Aguilar. Signée Link Wray, "Fallin' rain" est une jolie ballade pour deux voix, une guitare et un harmonica. L'album s'achève par une autre ballade : 'You're gonna make it". Interprétée sur un ton grave, elle sied bien à l'artiste. Le sentiment de détresse est amplifié par la slide, pendant qu'un bijou de sax est arraché des lèvres de Nathalie Braux.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Neal Black
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Dixiefrog
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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