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Ought to be a law

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Harmoniciste de couleur noire, Bill Hill est inspiré depuis bien longtemps par Little Walter. Il a enregistré cet elpee à Calgary (NDR : dans l'Alberta au Canada), entouré de Jimmy Payne à la batterie, Kevin Christensen à la basse et Russel Foreman à la guitare. " Ought to be a law " réunit douze compositions personnelles, inspirées largement par le Chicago sound de naguère. Bill et le véritable patron de son blues band. Il en est d'ailleurs pratiquement le seul soliste, son guitariste ne s'autorisant que de très rares billets de sortie. Bill possède une voix étonnante, difficilement comparable ; encore que parfois elle me fait penser à Charlie Musselwhite.

Dès l'ouverture, une plage légèrement funky intitulée "Keep on runnin", son jeu d'harmonica transperce l'horizon sonore. "Ought to be a law" élève sensiblement le tempo. Sa voix typée, plus veloutée et un rien plus grave que celle de Charlie, mène la danse. Très prometteur, son jeu à l'harmo est proche des géants : Little Walter, Sonny Boy Williamson,… Clair et concis, le phrasé franc, à peine appuyé, il laisse transparaître une évidente réserve de puissance. Caractérisé par un swing subtil, "Call my job" en est une belle illustration. "I'll play the blues" constitue son seul blues lent. Bill s'y complait dans une certaine torpeur. Il chante ce blues bien gentil à la manière d'un Elvis des débuts, la chaleur contagieuse dans la voix. Russel le guitariste met cependant, et pour la toute première fois, le nez à la fenêtre. Bill Hill élève le tempo et se réserve alors quelques sorties très convaincantes ; et notamment tout au long de "White on rice" et de "Sunshine's every day". S'appuyant sur le rythme de "Help me", "Cherry Red Ford" est une bonne composition. Il n'est guère surprenant d'entendre Bill y souffler à la Sonny Boy ; mais il est néanmoins capable de garder son style en appuyant son jeu de son souffle puissant. Sur le rapide "Hollywood", il me rappelle encore l'ami Charlie Musselwhite. Son jeu à l'harmo bonifie encore. Soudainement, l'ensemble se met à swinguer et l'harmo s'emballe. Excellent ! De plus en plus étonnant, le swing persiste chez "Nothing gives you le blues like a woman" (NDR : il n'a rien inventé dans les thèmes !), sans pour autant que le morceau ne perde de son intérêt. Une impression qui réapparaît lors de la finale, "Icing on the cake". "Can't take it with you" est un Chicago shuffle irrésistible. Sur orbite, rien ne peut désormais arrêter l'envolée de Bill. L'album s'achève par une interprétation en duo acoustique de "Just to be your loving man". Responsable d'un opus de bonne facture, cette formation vous est probablement inconnue. N'ayez crainte, je ne me rappelle même plus l'endroit où je l'avais repérée...

Informations supplémentaires

  • Band Name: Bill Hill
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Slick
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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