Voilà un groupe dont la musique devrait réveiller les morts. Parce que non contents de surfer sur la vague garage de ces derniers mois, les Detroit Cobras ont décidé de ressusciter Janis Joplin et Jimi Hendrix, Robert Johnson et Aretha Franklin. Ces intégristes du manche ont en effet pour credo de ne jouer que des reprises qui datent au moins de trente ans. Dans un style blues-rock sexy et furibard, tout droit sorti des pires bouges de Detroit. Leur but : nous faire redécouvrir des perles oubliées du rock, du R&B, de la soul et du rock'n'roll ; mais surtout se fendre la poire à jammer entre potes un soir de guindaille, avec trois accords et un esprit aussi étroit que la braguette qu'on entend s'ouvrir au début de cet EP 7 titres (ils sont drôles, en plus). Sans doute que ces anachronismes vivants (deux filles, trois garçons) se foutent pas mal de savoir que depuis trois décennies, on a inventé plein de nouveaux courants musicaux, du hip hop à l'électro. Sans doute que toutes ces machines, c'est pas trop leur tasse de thé, qu'" on n'est pas des robots ", et bla bla bla. Toujours est-il qu'on est en 2003, et que ce truc érige la régression en " fuck attitude " super cool. A la limite, on aurait rien dit si ces branleurs de guitares jouaient leurs propres compos… Mais celles des autres ! D'accord, on y croise des gars des Black Crowes, d'Electric Six, des Oblivians. Ouais, ça déménage. OK, la chanteuse est trop bonne… Mais non, rien à faire : le 100 % rétro (et contrefaçon), c'est bon pour les frustrés, les puristes, les paresseux, les nostalgiques et les vieux cons. Chez Musiczine, on préfère aller de l'avant. Et referme cette braguette, vilaine fille ! ! !
Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…
Light Asylum lève le voile sur un nouvel album
Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est…

Un diptyque pour Then Comes Silence
Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…
The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt
Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré…
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