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Gonna boogie anyway

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Chris James et Patrick Rynn sont issus de San Diego, dans l'extrême sud de la Californie. Chris est chanteur et guitariste. Patrick, bassiste. Ils avaient déjà publié ensemble "Stop and think about it", en 2008. Ce qui leur a valu un Blues Music award! Ils jouent ensemble depuis vingt ans et sont établis à Chicago. Ils militent également chez les C-Notes, le backing band du chanteur/harmoniciste local, Rob Stone.

L’elpee s’ouvre par "Money don't like me", un Chicago shuffle très Westside. Chris nous balance le riff cher à Magic Sam. Sa voix est vraiment excellente. Le tempo est imprimé par le drummer notoire Sam Lay (NDR : il sourit derrière ses fûts). David Maxwell, pote de toujours, aligne ses notes sautillantes sur les 88 touches d'ivoire, pendant que Jonny Viau s'époumone sur son sax ténor. Une adaptation en version instrumentale est également proposée sur cet elpee. James a toujours vénéré le bluesman rocker, Bo Diddley. Il reprend ici deux titres assez peu connus du mythe disparu en 2008. Tout d’abord "Dearest darling". Le célèbre beat est soutenu par les maraccas de Rob Stone et le piano de Maxwell! "You can't trust nobody", ensuite. Inspiré par Lil' Son Jackson, le légendaire bluesman noir texan, ce downhome blues chargé d’émotion est interprété en trio par Chris, Patrick et David Maxwell. "Life couldn't be sweeter" nous replonge dans le Chicago blues des années 50, une plage qui figurait au répertoire d'Elmore James. Chris est passé à la slide, les deux saxophones sont à l'arrière-plan tandis que le vieux pianiste Henry Gray (85 ans), ancien musicien de Howlin' Wolf, se libère. Henry est toujours au poste pour l'instrumental "H.M Stomp". Il est épaulé par l’illustre harmoniciste Bob Corritone. James et Rynn se réservent deux plages en duo. Soit "Headed out west", narrant l’histoire des deux amis quittant la cité des vents pour l'Ouest, par cette célèbre nationale, la route 66. Ainsi que le "Black spider blues" de Robert Lockwood Jr. Deux plages qui reflètent leur sensibilité à fleur de peau. Le "Can't stand to see you go" de Jimmy Reed est une cover bien ficelée, abordée dans l'esprit de ce célèbre bluesman. Un hommage rendu à Reed et son guitariste Eddie Taylor. Rob Stone souffle dans les aigus de son harmonica. Le bon vieux boogie n’a pas été négligé. Et il alimente un des sommets de cet opus : "Gonna boogie anyway", une plage qui adopte le style jump, bien balisé par le piano de Henry Gray ainsi que les saxophones de Viau et d'Allen Ortiz. Du 5 étoiles ! "The tables have turned" a la fièvre et frissonne. Maxwell et Stone s’y impliquent sans la moindre réserve. Le "Little girl" de Bo Diddley clôt l’elpee sur un rythme endiablé. La participation de Corritone est précieuse. Un album de grande classe !

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