Projet en forme de thérapie, Maya Luna's day divulgue l'attrait de son concepteur (Owen Replay) pour les sonorités orientales mêlées aux technologies modernes.
Belge aux origines péruviennes, l'artiste, féru de sonorités digitales, développe sur ce concept une imagerie sombre et apocalyptique, sans pour autant noircir trop le trait de sa musique. Et c'est peut-être là que réside le plus gros défaut de cet album, dont l'intérêt reste aussi volatil que la fumée d'un bâton d'encens.
Quelques bonnes idées, parsèment circonstanciellement le paysage sonore et l'utilisation d'instruments acoustiques tels le duduk ou le violoncelle apporte une coloration émotionnelle à l'ensemble. Mais au final, ce « Revelations of the end » reste, à l'exception du titre funeste « The genocide of the innocents », bien trop sage à mon goût.
Parfois pâteux (« Light in the sky »), souvent anecdotique, l'album s’achève dans une « Apocalypse » à moitié cachée dont les résonances technoïdes pourraient éventuellement faire mouche sur le dancefloor.
Mais du reste, nulle révélation sur la fin...

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