Mars 2011. Bloc opératoire.
Patient: The Human League.
Pathologie: vieillissement annoncé et mort prématurée.
Objectif: résurrection, seconde du nom.
Diagnostic: enclin au plus grand pessimisme.
Premiers signes alarmants: pouls faible, activité cardiaque proche du néant.
Les fonctions vitales fonctionnent au ralenti. La poitrine se soulève et expulse un premier souffle, timide. Le scanner ne s'emballe pas et émet un bip régulier qui au final, se termine par une longue et triste complainte continue.
Les lumières du bloc s'éteignent. C'est fini...
Du riche passé du groupe de Sheffield, ne reste que les souvenirs.
« Credo » est un titre audacieux pour un retour sous les feux de la rampe, tout comme le « History of modern » d'Orchestral Manœuvre in the Dark » l'était. Le résultat est sensiblement pareil, soit un constat amer: ces groupes majeurs d'hier n'ont plus rien à dire aujourd'hui.
Moins indigeste que le OMD, mais bien moins pertinent que le dernier Duran Duran, ce come-back singe maladroitement le Human League des eighties ; mais on est bien loin de toute « Dignity of labour ». Le fard dégouline sur la peau ridée et laisse apparaître une croûte désespérément sèche de toute inspiration. « Don't you want me » ?
Non, merci, plus à présent.

Nederlands
Français 
