« The Gathering » est la définition même de l’ennui. Les airs entrent par une oreille et ressortent par l’autre, sans même avoir eu le temps de résonner dans la tête. Digne des ménestrels d’antan, la voix fade et insipide de Dave Heumann est à peine plus distincte. Le chanteur d’Arbouretum a lu en profondeur les écrits de Carl Jung, un psychiatre et psychologue suisse, afin d’en tirer l’inspiration pour cet album. Et il est vrai que le résultat obtenu est à peu près aussi assommant que d’essayer d’ingurgiter d’affilée une centaine de pages d’étude des comportements. Prenons la première piste « The White Bird », qui dure précisément 7 minutes 10. La mélodie est terne et tellement répétitive qu’elle en devient très vite lassante. On sent presque l’oiseau blanc, essayant de prendre son envol, enchaîné à un boulet (mais profitez de cette sensation parce qu’elle est l’unique existante tout au long des trop longues plages du cd). Et la scène dure encore et encore sans que rien n’y change. Jamais il ne décolle. Comme jamais « The Gathering » ne déploie de grandes ailes pour s’élever dans les airs. On reste les deux pieds sur une terre peu fertile, sans histoire. Même la poussière de cette lande n’a aucun goût.

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