Pour sûr qu'elle communique, cette Sandrine Collard : entre deux beats façon Telex (Dan Lacksman à la production), cette nouvelle muse électro-pop à la française (genre Miss Kittin vs Françoise Hardy) nous parle de tout ce qui lui tient à cœur, des gsm (" Le gsm ") aux grimaces (" Les grimaces ") en passant par ses histoires de cœur (" Les femmes ", " Je doute ", " Fuis-moi "). Sorte de popote électronique pour femme de ménage de l'an 2000, " Je communique " s'écoute comme un journal intime lu à voix haute, sur un ton monocorde et des nappes eighties passe-partout. " Si j'avais pu imaginer qu'un jour mes leçons de solfège me serviraient à proclamer le fond de mes pensées ", clame Collard sur " Les femmes "… Comme quoi, le solfège, ça sert aussi pour sonner branché, entre une reprise de Christophe (" Les marionnettes ") et l'intrumental " Aïe ", rigolo. " Comme à pile ou face, il faut du style pour pouvoir faire un coup sensass " (" Le coup sensass ", irrésistible) : Sandrine Collard, malgré son " bla-bla " qui parfois s'" essouffle " (voir " Mes discussions "), réussit donc plus ou moins son coup, devenant ainsi une prétendante sérieuse au titre de " Vive La Fête d'entre Sambre et Meuse ".

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