Au moment où j’écris ces quelques lignes, les coureurs cyclistes du Tour de France arrivent à Lourdes. Et pourtant, le miracle n’est pas sportif mais d’ordre musical. Il existe de ces rencontres qui vous subjuguent, vous coupent le souffle et vous laissent sans mots. Ce tête-à-tête, Scarlett O’Hanna vous l’offre. Grâce à la mélodie de « HK », elle vous met tellement en émotion que vous voudriez que le temps s’arrête pour pouvoir en profiter éternellement. Il se trouve là, le prodige ! Quelle magie, quel génie, quelle délicatesse, quel exploit… Ses qualités pourraient être l’objet d’une liste interminable. Les notes que la Bruxelloise arrive à extirper de son piano sont tout bonnement exceptionnelles. Elles sont dignes des plus grands airs de cet instrument.
On est tellement emballé qu’on en oublierait presque que l’album ne s’arrête pas à cette première piste. Bien entendu, aucun autre morceau n’atteint le fantastique niveau de la première plage. La seule vraie faiblesse est « I got there, I am OK », mais ce morceau n’est que de courte durée. « Catherine » donne à Scarlett O’Hanna un petit air de Yael Naim. Pourvu qu’elle connaisse le même succès que la Franco-israélienne. Car lorsqu’une artiste est capable de distiller autant de talent sur sept pistes, on en redemande forcément.

Nederlands
Français 
