Vous n’avez jamais entendu parler de The Shoes, la nouvelle sensation électro-rock française ? Pourtant, ce duo de producteurs –Guillaume Brière et Benjamin Lebeau (ex-The Film)– a déjà beaucoup fait parler de lui à travers ses nombreux remixes (Ladyhawke, Late of the Pier, etc.) et travaux de production (Shakira, Raphaël, Gaëtan Roussel) avant de délaisser ses laptops pour se lancer dans l’aventure pop. D’ailleurs, on imagine difficilement que des artistes aussi réputés que Gonzales, Esser, The Cock’n Build Kid, Primary One ou Wave Machine, seraient venus apporter leur concours à la confection de leur premier album, sans cette carte de visite…
Les deux acolytes reconnaissent pour influences majeures Hot Chip, LCD Soundsystem mais aussi The Cure. Résultat des courses ? L’opus est en effet moins dansant et plus rock que les travaux des groupes chers à James Murphy et Alexis Taylor. Anthonin Ternant des Bewitched Hands collabore à la majorité des morceaux. Ce qui explique pourquoi certaines plages pourtant dansantes, comme « The Wolf Under the Moon » (Gonzales s’y réserve le piano) ou « Crack My Bones », baignent au sein d’un climat mélancolique. Pensez à New Order. Pourtant, c’est lors des pistes les plus up-tempo que The Shoes s’en tire le mieux. D’ailleurs, « Stay the Same » (avec Esser) ou l’ultra euphorisant « Time to Dance » sont des hits en puissance…
C’est le très en vue producteur londonien Lexxx qui s’est chargé du mix de cet elpee estival destiné aux dancefloors. Un bel essai réussi donc pour le groupe frenchie au plus grand potentiel commercial depuis Phoenix ! Des Shoes ‘hype’ d’accord mais ‘designées’ par des créateurs de talents. H&M rencontre Jimmy Choo ?
Notons aussi la très belle photo illustrant l’album, signée Gavin Watson (This Is England).
Pour danser au Pukkelpop le 20 août.

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