Cet excellent quintet batave vient d'enregistrer son troisième album. Un disque beaucoup plus intimiste, paisible, lo fi que " Seaborne West " ou encore " Happy Trauma ". La plupart des chansons baignant dans une forme de mélancolie douce réminiscente de Belle & Sebastian. Jelle Paulusma, le leader du groupe, se limite même au chant et à sa six cordes acoustique sur deux titres : " Swords & words " et le morceau maître, pour lequel il a quand même pris le soin de napper la mélodie d'une légère bruine de claviers. Les musiciens de Daryll-Ann reconnaissent pour influence majeure Neil Young. Celui des Byrds et de Buffalo Sprinfield. Ce qui explique pourquoi, les chansons se chargent parfois d'intensité électrique. A l'instar du psychédélique brumeux " A piece of work (I'm trying her) ". Les Beatles également. Feu George Harrison, en particulier. Les harmonies vocales sont donc soignées, limpides. Et la somme de toutes ces influences se manifeste à travers le contagieux " It's only love ". Un hit potentiel ! Daryl-Ann se montre cependant le plus audacieux lorsqu'il teinte ses compositions de jazz cool singulier. Un peu à la manière des High Llamas. La sonorité des claviers aquatiques y est certainement pour quelque chose. Mais également le ton plus frivole, plus ensoleillé, plus guilleret…

Nederlands
Français 
